31/05/2014

5427

Nous sommes une pulvérisation d'atomes formant momentanément et mystérieusement une conscience.

5426

Aucun être humain ne peut être un exemple, car nous sommes tous un exemplaire unique ; faire de quelqu'un son modèle, c'est se dénaturer.

5425

La haine n'est PAS une forme d'amour.

5424

Le véritable amour ne connaît pas de contraire.

30/05/2014

5423

Les mots sont tous trop petits pour définir ce qu'on est.

Épisode de la vie de Cédric N°1

J'ai failli me faire renverser tout à l'heure. J'étais à vélo, je remontais une rue à sens unique qui ne l'est pas pour les vélos. À une intersection que je sais dangereuse, je ralentis prêt à freiner en cas de besoin, et justement une voiture déboule sans que la conductrice ne daigne jeter un œil à sa gauche ne s'occupant que des voitures qui peuvent venir de sa droite, elle ne me voit pas, je crie « ATTENTION », je freine, elle ne freine même pas, le rétro de la voiture percute mon guidon, elle a dû se demander ce qui arrivait, je gueule que j'ai le droit d'emprunter cette rue dans ce sens-là, la voiture continue doucement sur sa lancée, elle ne s'arrête même pas, je lui crie « ET ON S'EXCUSE MÊME PAS NON !? »

Je constate que j'ai rien, je poursuis ma route.

Ce qui est amusant, c'est que même quand je criais, j'étais tout calme à l'intérieur.

J'ai failli me faire renverser tout à l'heure.

5422

Chacun est libre de s'exprimer autant qu'il veut et chacun est libre d'écouter ou de lire celui qui s'exprime autant qu'il veut autant qu'il veut.

29/05/2014

5421

Inutile de continuer à m'envoyer votre haine et vos reproches, je ne prends pas.

Par contre, si vous avez de l'amour et des gentillesses, même en petites quantités, envoyez, je prends.

5420

Écrire, c'est rendre la réalité réelle.

5419

- Qu'as-tu fait de ta vie Cédric ?
- Je l'ai écrite.

5418

Écrire, c'est rendre visible la réalité, la douceur, l'amour.

28/05/2014

5417

Et si en réalité le passé n'avait jamais existé, cela changerait-il quelque chose à ce que je suis ?

5416

Le passé n'est que la somme des histoires que l'esprit se raconte.

5415

C'est maintenant que je peux aimer, pas dans le passé, pas dans le futur, maintenant.

5414

Mon esprit est une plage, les mots sont le sable.

5413

Marcher sur mes cordes vocales tel un funambule, voilà ma voie.

5412

Si mon œuvre est un repas, ce blog est l'apéro.

27/05/2014

5411

Je n'entends aucune autre voix que la mienne en moi.

5410

« Soi-même » est ce qui remet en question les pensées des autres.

5409

Parce que vous avez lu ces mots, nous sommes liés.

5408

Les liens les moins fragiles sont les pensées.

5407

Mourir, c'est oublier avoir existé.

Le début de la gloire.

En faisant une petite recherche, je tombe par hasard là-dessus : cliquez ici.

C'est vraiment le début de la gloire, on reprend à titre d'exemple des mots que j'ai pu écrire !

En jetant un oeil sur l'historique des modifications, je constate que cette phrase 2238 y est présente depuis août 2013. Et dire que je suis célèbre depuis ces nombreux mois sans même le savoir.

Mais ne vous prosternez pas encore à mes pieds, ça n'est que le début de la gloire.

26/05/2014

5406

Je joue à cache-cache avec la lumière, en fermant les yeux.

5405

La mort peut venir, je me foutrai de sa gueule.

25/05/2014

5404

J'ai écrit cette phrase en me servant d'un stylo.
Vous me croyez ?

5403

S'il y avait un concours de la question la plus stupide au monde, en voici une qui pourrait l'emporter :

Que va-t-on penser de moi ?

5402

Pour vous, je suis l'image que vous avez de moi, rien d'autre.

5401

Pour moi, je suis tout, dont vous, et bien davantage encore.

5400

Pour moi, vous êtes l'image que j'ai de vous, rien d'autre.

5399

Pour vous, vous êtes tout, dont moi, et bien davantage encore.

24/05/2014

5398

Contrôler ses pensées, c'est comme jouer à se mettre des masques, c'est toujours une mascarade, un jeu d'acteur.

5397

Impossible : nom donné à ce qui n'a pas encore été fait.

5396

Les serments/serrements d'amour libèrent.

5395

L'amour, c'est dès qu'on serre tant.

23/05/2014

5394

Je ne sais pas ce qu'est un « couple », je n'attends rien de ça, je n'ai pas d'objectif dans l'amour, j'aime, c'est tout. Je laisse s'exprimer ce qu'il y a en moi, sans objectifs, sans attentes.

Song N°3


5393

Répandre ici et là un peu de beauté, sans rien en attendre.
Repartir comme on est arrivé : sans poches.

22/05/2014

5392

- Je suis seul.
- « Je » est toujours seul.

5391

Je ne suis pas ce que j'étais hier ni ce que je serai demain, je suis ce que je suis maintenant quoi que cela soit.

5390

Sensations, pensées, émotions, je suis l'ensemble de ce qui se passe, agréable ou pas, plaisir ou douleur, bonne ou mauvaise humeur.

5389

Si ce que je suis ne vous plaît pas, pourquoi rester à mes côtés ?

5388

Me lire, c'est être à mes côtés.

21/05/2014

5387

Je veux essayer d'écrire ce qu'il est impossible d'écrire ; échouer, mais avoir essayé.

5386

Il faut aller au-delà de la Mort pour goûter la plénitude de la Vie.

5385

J'ai l'impression que quelque chose est en train d'exploser au ralenti dans ma tête.

5384

Je n'ai rien à prouver à personne, ma vie sera la preuve.

5383

La Vie existe, j'en suis la preuve vivante.

5382

Vous qui me lisez, qui que vous soyez, je suis vous.

5381

Je ne suis séparé de rien ni personne.

20/05/2014

5380

Les mots vivent en moi, à travers moi, par et pour moi, et non l'inverse.

5379

Je ne fais confiance qu'à MA réalité.

5378

Normal : mot dont je n'ai que faire.

5377

Je dis ce que je veux, comme je le veux et je n'ai rien à prouver à personne, ni mes raisonnements ni ce que je prétends.

À ceux que ça dérange, je pose la question : Pourquoi devriez-vous accorder une quelconque importance à mes mots ?

5376

Je fais table rase des « tables rases » du passé.

5375

Ils sont marrants, ces petits maîtres qui lors de leurs petits « satsangs » disposent sur une petite table près d'eux une petite photo de leur petit maître respectif, tout ça pour avoir un jour leur propre petite photo sur une petite table d'un de leur petit disciple devenu lui-même un petit maître.

5374

- Cédric, j'ai eu un maître qui m'a transmit son enseignement et maintenant j'ai moi-même des disciples à qui j'enseigne ce que je sais.
- Tu ne fais que perpétuer une tradition à la con.

19/05/2014

5373

Chaque instant est à sa place.

5372

- Moi, Cédric, j'ai un gourou.
- Alors tu es un petit mouton.

5371

Satsang : divertissement comme un autre sauf pour les crédules qui en attendent quelque chose.

5370

Avec les mots on peut toujours avoir raison puisqu'on peut leur faire dire ce qu'on veut.

5369

- Cédric, t'es timbré !
- Oui, c'est vrai, je suis affranchi.

5368

Souvent l'affranchi est taxé d'être timbré.

18/05/2014

5367

Flaubert avait un gueuloir, moi j'ai ce blog.

5366

J'iriserai la vie de celle qui irisera la mienne.

5365

Personne d'autre que moi ne peut vous aimer comme je vous aime.

5364

Impossible d'aider qui que ce soit dans la connaissance de soi.

5363

Syllogisme :

Je suis unique.
J'aime d'une façon unique.

Personne d'autre que moi ne peut m'aimer comme je m'aime.

5362

Si vous ne vous aimez pas, vous ne m'aimez pas.

17/05/2014

5361

Je ne sais pas ce que j'écris, mais je l'écris quand même ; je ne sais pas ce que je vis, mais je le vis quand même.

Intermède N°4 : Quelques mots de Thierry Vissac

« Je ne sais rien. Je ne suis rien. Je n’ai pas de connaissances qui me distinguent. Je n’ai pas de statut, ni aux yeux de Dieu ni aux yeux des hommes. Rien ne me différencie de mon frère humain. Je n’ai pas de pouvoir ni d’intention de pouvoir. Je suis le mystère incarné de la vie. Je suis « complet » dans la simplicité de l’acceptation de ce mystère, sans attente, sans question.

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment et je ne cherche pas à savoir. Je suis la Paix. Je n’ai pas mémorisé de conseils à fournir, pas de méthode à proposer. Mais je réponds aux questions, comme j’accueille un rayon de soleil ou une goutte de pluie. Je suis, dans l’accueil de « ce qui est ».
Dépourvu de savoir, l’âme est simple, détendue.
Il ne manque rien à celui qui n’aspire pas au savoir. Le savoir est toujours incomplet, il en manque toujours un morceau. Le puzzle grandit à mesure qu’il semble se compléter. Je ne sais pas ce qu’est la vie après la mort du corps, mais j’ai clairement perçu qu’elle était éternelle. Je ne sais pas si Dieu existe, mais j’ai vu que la vie était Intelligence. Je ne sais pas si je suis toujours juste dans mes actions et mes pensées, mais je m’abandonne à tout instant au flot de la vie.

Je ne sais pas s’il vaut mieux être spirituel mais j’ai vu qu’il était nécessaire d’être vivant. Je ne sais pas s’il y a plus et plus loin mais je sens que je n’ai pas à y aller. L’ambition est réduite à l’impulsion de l’instant. Je ne sais pas ce que sera demain mais je vis ce qui est aujourd’hui. Vraiment, je ne sais rien et cette ignorance est Divine. Je ne peux plus être le réceptacle perpétuel d’informations, je ne peux plus être que l’accueil de la vie. Je ne suis pas un disque dur, je suis un coeur tendre.

Je ne sais pas pourquoi j’écris cela. Je ne sais rien... »

À lire ici.

5360

J'aime la compagnie de mon cerveau, il me fait sans cesse découvrir des choses nouvelles ou observer d'un nouvel angle des choses anciennes.

5359

Quand j'ai quelque chose à me dire, je me le dis en face.

16/05/2014

5358

La pensée ne mène nulle part, la pensée ne mène qu'à la pensée.

5357

Je suis le passager de mes états.

Citation N°1

« The more we know, the greater we find is our ignorance. »

Gardiner Greene Hubbard, President of The National Geographic Society, 1888.


En français : « Plus on connait, plus grande est la conscience de notre ignorance. »

5356

Je suis mon premier lecteur, premier commentateur, premier fan, premier critique, premier adorateur, premier railleur.

5355

- Cédric, t'es soit un Dieu soit une merde, j'hésite encore.
- Je ne suis aucun des deux, je ne suis pas ce que tu penses de moi.

5354

Je suis celui qui contredit le mieux toutes ces phrases, celui qui offre les meilleures objections aux mots de ce blog.

15/05/2014

5353

Tout est intensité. Rester assis sur une chaise, simplement exister, est d'une intensité folle.

5352

Ce qui est bien avec le présent, c'est que c'est jamais le même, même dans la même pièce, avec les mêmes objets, assis au même endroit, dans la même position, devant le même écran, tout est neuf.

5351

L'air me respire.

14/05/2014

5350

Ce blog n'est pas un ring, mes mots ne sont pas des armes, discuter n'est pas un combat.

Si vous voulez vous battre contre ce que j'écris, vous ne vous battrez que contre vous-même, mes mots ne cherchent à attaquer personne, vous ne frapperez que dans le vide.

5349

Il n'y a que ceux qui pensent que l'écriture et la pensée sont une compétition qui vont prendre la 5346 au sérieux.

5348

Je méprise le yoga et toutes les "voies" à la con bouddhiques et autres.

5347

En matière d'ego trip, je suis le meilleur.

5346

Ces phrases sont les meilleures qui furent jamais écrites.

Si penser et écrire est une compétition, je suis le grand vainqueur.

Vous pouvez chercher ailleurs, personne n'a jamais écrit de phrases meilleures que les miennes et personne n'en écrira jamais de meilleures, pas même le dernier homme.

En matière d'écriture, il y a moi, puis tous les autres qui n'arrivent pas même à la cheville de ma cheville.

5345

- Cédric, cette discussion n'avance pas !
- Mais où donc voudrais-tu qu'elle aille ? dans ton sens ?

5344

Quand vous entendez quelqu'un se plaindre qu'une discussion n'avance pas, comprenez qu'elle n'avance pas dans son sens.

13/05/2014

5343

Imitez quelqu'un d'autre et vous serez comme tout le monde.

5342

Je suis comme personne.

5341

Mon point de vue est totalement original car personne ne regarde de là où je regarde, pareil pour vous.

12/05/2014

5340

La réalité est la réalité, on ne peut en discuter. Si deux personnes ne sont pas d'accord entre elles, c'est qu'elles ne parlent pas de la réalité mais plutôt de ce qu'elles pensent de la réalité, de la façon dont elles voient la réalité.

La réalité ne souffre aucune discussion, aucun mot, aucune phrase, aucune pensée, aucun désaccord.

C'est la pensée et le langage qui créent le couple "je suis d'accord/je ne suis pas d'accord".

5339

Ces phrases, mes pensées, sont des graines qui germent mais que je n'ai pas plantées.

5338

Ce blog est un océan dont les vagues sont sans cesse renouvelées, vous vous attachez à une vague mais déjà une nouvelle arrive qui contredit la précédente.

5337

Les mots se recyclent-ils ? Vos mots ont-ils été un jour les miens ?

5336

Prisonniers de maintenant, on ne peut être libres que maintenant.

5335

Se souvenir des guerres du passé n'a jamais empêché aucune guerre présente.

5334

Oublier un mort n'a jamais tué personne, oublier un vivant peut, dans certaines circonstances, le tuer.

11/05/2014

5333

Nous sommes coincés à vie entre hier et demain.

5332

La mémoire est une chance, une richesse, une évidence, pas un devoir.

5331

Oublier un mort ne l'a jamais tué.

5330

Je vais écrire cette phrase demain.

10/05/2014

5329

L'oubli n'existe que pour la mémoire.

5328

Les larmes se recyclent, l'eau d'une larme de douleur a déjà pu couler larme de joie.
Une goutte sur une joue sera peut-être demain une goutte d'océan, de rivière, de lac, de pluie, de glace, de source...

Pleurez quand vous avez envie de pleurer, ces larmes pourraient, qui sait, devenir dans trois mille ans l'eau qui soulagera un homme mourant de soif.

5327

Les hommes oublieront tout de mes mots, de ma vie, seules les étoiles se souviendront de ce que j'ai écrit, et quand elles seront toutes mortes, mes mots vivront encore dans le néant.

5326

Ces mots sont plus forts que toutes les morts.

09/05/2014

5325

J'existe pour dire aux étoiles qu'elles sont belles.

Song N°2


Ancien blog : 12.12.2006.


Envie de vous partager un ancien billet que je me suis amusé à relire à l'instant tiré d'un blog que j'avais intitulé « Rien que mon monde » et dans lequel j'ai écrit toutes sortes de choses de 2006 à 2010 :


« 12.12.2006

52 mots nouveaux

Voici un texte pour lequel la contrainte que je me suis imposé était celle-ci : tout d'abord, choisir dans le dictionnaire 52 mots (deux par lettre de l'alphabet) qui m'étaient inconnus ; puis les réunir en un seul et même texte, une seule et même histoire.

----------------------------------------------------------------

« À dieu vat ! » me suis-je entendu crier, accroché au bridon de mon cheval, redoutant qu’il ne s’enlise dans la bourbe de ces eaux stagnantes. Voilà six heures que je chemine à travers forêts et prairies mais je suis inquiet pour ma monture qui obstinément refuse de se désaltérer, souffrirait-elle d’adipsie ? d’un mal unguéal ou alors d’épuisement ? Le marais que nous venons de traverser fut pourtant le seul véritable effort fourni, moi qui, depuis ce matin, marche à ses côtés.

Les frusques que je porte montrent une bien mauvaise image du médecin que je suis. Au prochain village, pour qui me prendra-t-on ? pour un de ces godelureaux déchus ou alors pour un gobe-mouche assez sot pour s’être vu vendu un canasson malade. Mais qu’ai-je à faire du qu’en-dira-t-on ! ma route est encore longue, que m’importent les mauvaises langues, les picadors, zoïles et autres déprédateurs ! Aucun obstacle ne m’arrêtera ! Foi d’obstiné !

C’est la dilection pour ma bien-aimée, encore de moi si éloignée, qui me fait avancer. J’aurai besoin d’exciper de toute mon équanimité, légendaire en mon pays, pour traverser ces terres ennemies. De mes voyages et explorations passés, je suis riche ; des contrées traversées dans ma jeunesse, des animaux, plantes et habitants rencontrés, je puise ma force. Tel un labbe, je survole les embûches, telle la cistude, je me protège dans ma carapace, tel le xylocope, je voyage seul et du xérus j’ai la ruse.

Il est l’heure de trouver un endroit où passer la nuit, de permettre à ma jument de retrouver quelques forces. Au prochain hameau, il me faut trouver une auberge. Une partie de la précieuse étoffe en coton jumel rouge cinabre, seule richesse dont je dispose, me permettra de me payer un bon repas. Ne devant plus être très loin du Léman, un féra fera l’affaire, arrosé de quelques gouttes de rancio, ce menu sera un festin !

Ce matin au réveil, j’étais encore tout entier dans le cauchemar de la nuit : j’étais poursuivi par une dizaine de korrigans et de leurs nervis armés de yatagans dans une forêt de wellingtonias ; arrivé à une grotte, des milliers d’ixodes se mirent à me mordre la peau en mille endroits différents si bien que j’étais cloué sur place de douleur, menacé et rencogné par mes poursuivants au fond de la grotte, pour moi devenue mon éternel hypogée ; puis, un joueur de marimba sur un siège en iroko, à l’abri d’un néflier, me fit un clin d’œil et c’est au moment où, s’étant levé, il se dirigeait vers moi que j’ouvris les yeux sur la tranquille réalité de ma chambre. En descendant pour prendre congé, le tenancier m’annonça que mon cheval était mort pendant la nuit. Ce fut bien la pire matinée depuis le début de mon équipée.

Bref, me voilà, à pied, sans compagnons, sur les routes, direction l’Italie, obsédé par les vénustés de ma chère et tendre que je m’empresse de rejoindre, la sachant souffrante et me réclamant.

Oh mon cœur, pour toi, je cueillerai toutes les fleurs de la Terre qu’elles soient lisses ou hispides, blanches ou du jaune de la quercitrine. Je tairai mon quant-à-soi pour crier sur tous les toits mon amour pour toi. Des orteils au vertex, mon corps appartient au tien. Notre amour est plus fort que celui de tous les univitellins réunis, mon cœur rebondit plus fort que la balle des pelotaris !
Oh ma mie, pour toi, j’achèterai les cosmétiques à la lanoline les plus onéreux, les parfums aux fèves de tonka les plus précieux, les makimonos des peintres orientaux les plus beaux.
Je traverserai les sebkas sahariennes pour retrouver les boissons les plus anciennes tels l’oxycrat grec et le zythum égyptien. Je t’emmènerai goutter les yakitoris dans ce pays où les yeux rient !
Je te construirai le plus beau des jubés pour qu’on puisse, tels les Turcs, y savourer le kief.
Oh oui, et puis j’apprendrai le wolof et l’ourdou , pour te dire en ces langues que de ton âme je suis fou.
J’ouvrirai des speakeasies là où notre amour est prohibé, je contrerai les tenderies de ceux qui veulent nous empêcher de voler.

Je me réjouis de chaque pas car il me rapproche de toi. »

5324

Ce blog est un long strip-tease cérébral.

08/05/2014

5323

Faire parler la partie invisible de la pensée, non, faire tout parler, tout exprimer, chaque pensée, est-ce possible ? Parler en pensant, penser en parlant. Pas une pensée qui ne soit écrite, est-ce possible ? À quoi je pense ? Est-ce vrai ? Est-il possible de tout exprimer ? Pas une pensée qui ne soit...transmise, non, pas transmise, décrite, non plus, partagée, le mot, le terme se rapproche de ce que je veux exprimer, pas une pensée qui ne soit exprimée. Est-ce possible ? Parler ce que je pense, comme je pense, sans philtre, sans intermédiaire, sans relecture, sans idée du prochain mot, de la prochaine pensée, où cela mène-t-il ? Quelle fut la première phrase ? La première pensée ? J'ai oublié. Qu'est-ce que j'ai dit ? Qu'est-ce que j'ai écrit ? Que suis-je en train d'écrire ? C'est quoi ces mots ? Je suis où ? Je fais quoi ? Je suis qui ? À qui sont ces mains ? Je fais quoi ? Pourquoi est-ce que je pense ? Je vais où ? Qui parle ? Qu'est-ce qui parle ? Pourquoi des questions ? Douleur à l'épaule. J'ai faim. Je peux pas avoir faim, j'ai mangé. Y'a du vent. Étonnants, tous ces mots. À quoi ça rime ? Et dire que la prochaine pensée je vais l'écrire. C'est amusant de tout écrire. De ne pas laisser passer une seule pensée. De toutes les retranscrire comme elles m'arrivent. Je me marre. Vous êtes dans ma tête. Je suis à poil. Je peux plus rien cacher. Chaque pensée est à nu. Pas chaque pensée, c'est pas possible. Toutes les pensées qui ne sont pas verbales, je ne peux les écrire. Toutes les pensées bien trop rapides pour que je les saisisse, je ne peux les exprimer. J'exprime tous les mots qui me viennent dans la tête, sans en cacher aucun. Voilà ce que je viens de faire.

Interlude N°5 : Benjamin Smythe « Mourir dignement ? »




Traduction disponible dans les commentaires.

07/05/2014

5322

J'ai des mots dans les doigts qui poussent, qui poussent, pas le choix, arrivent tout droit de la tête en passant par le cœur, les mots, les mots qui poussent, qui poussent, qui me sortent des doigts sans contrôle, sans choix, mélangés à d'autres qui me viennent des tripes, montés par capillarité, tête cœur tripes, des mots qui s'imposent, qui coulent de mes doigts, inondent le clavier, se déversent, des mots larmes, des mots sang, des mots sueur, des mots source, rien ne pourra jamais les endiguer.

5321

L'enstase est à l'extase ce que l'implosion est à l'explosion.

5320

Un jour, je vais exploser en millions d'étoiles.

5319

Je n'ai aucune image de « Cédric » que je voudrais imprimer dans vos esprits, je suis simplement moi, que cela plaise ou pas.

Politique des commentaires.

J'ai censuré ce matin l'invective d'un commentateur dirigée vers un autre, il est possible que je ne souffre plus de voir ici des personnes s'insulter ou s'invectiver gratuitement entre elles, ne vous étonnez donc pas que ce type de commentaires soit dorénavant censuré.

J'ajoute que ces éventuelles censures sont totalement subjectives car uniquement fonction de la façon dont moi je lis les propos échangés.

Bien à vous tous.

06/05/2014

5318

J'écris ces mots, je suis vivant.
Vous lisez ces mots, vous êtes vivant.

Nous sommes de part et d'autre de ces mots, ces mots nous relient autant qu'ils nous séparent.

5317

Les mains jointes, laquelle des deux a touché l'autre la première ?

5316

- Cédric, qu'est-ce qui est sacré pour toi ?
- La désintégration du sacré.
- C'est tout ?
- Non, il y a aussi la désintégration de cette désintégration.
- Mais il reste quoi de sacré ?
- Rien.

5315

Construire, détruire, maçonner, carreler,... ce n'est rien d'autre que déplacer des objets.

5314

- Cédric, je retire ce que je viens de dire.
- Tu ne peux rien retirer, tu n'as fait qu'ajouter « je retire ce que je viens de dire ».

5313

Il est impossible de retirer des paroles, on ne fait toujours qu'en rajouter d'autres.

5312

- Cédric, je continue à vivre contre vents et marées.
- Pourquoi « contre » et pas « avec » ? Continuer à vivre avec vents et marées. Vivre avec et non contre tout ce qui constitue la vie.

05/05/2014

5311

J'écris comme un gamin qui explore le pot de confiture.

5310

- Attention Cédric, tu pourrais perdre des plumes.
- Pas grave, j'écris avec les doigts.

5309

Quand la peur est là, je suis la peur.
Quand la non-peur est là, je suis la non-peur.

Je suis ce qui se passe.

5308

Quand le « ce qui est dit » est original, il ne peut être détaché du « qui le dit ».

5307

Ce qui est dit m'importe davantage que qui le dit.

04/05/2014

5306

La vie est un seul et unique geste, du premier cri au dernier clignement.

5305

Les mots, je les éventre, les vide et les brûle.

Les mots morts, enfin la vie.

5304

Ce que vous dites, même de moi, ne me concerne pas.

5303

Tout le monde parle depuis soi-même, ce qui est exprimé ne concernera toujours que celui qui l'exprime.

5302

Écrire ou parler, c'est étaler sa vanité.

5301

Lire, c'est découvrir les autres.
Écrire, c'est se découvrir soi.

03/05/2014

5300

- Cédric, je veux découvrir qui je suis.
- Que fais-tu pour ça ?
- Je lis.
- Impossible d'être soi avec les mots des autres. Les mots ne concernent toujours que celui qui les exprime. Au lieu de lire, exprime-toi.

5299

Où étiez-vous maintenant ?

5298

Je suis devenu complet en voyant disparaître l'idée de me compléter.

5297

Quand je ne pense pas, je n'en suis pas moins vivant.

5296

Tout ce que je pense est anecdotique.

5295

Putain, c'est quoi ce bordel ? cette vie, ce corps, cette existence ?

5294

Ce n'est pas tant le « Qu'est-ce qui se passe ? » qui m'interroge que le « Pourquoi ce quelque chose se passe ? »

02/05/2014

5293

Je suis un non-guide.

Si vous ne voulez pas savoir où aller ni quoi voir, faire, penser, alors je suis votre non-guide si vous le non-désirez, je suis à votre non-service.

5292

Le monde peut se passer du langage, l'inverse est impossible.

5291

Le langage est un parasite du monde.

5290

Les mots sont tous arrogants, quelle que soit la bouche de laquelle ils sortent.

5289

Oser parler, oser écrire, c'est oser afficher son arrogance.

5288

Aucune humilité dans le langage.
Tous les mots sont intrinsèquement orgueilleux.

01/05/2014

Interludes n°4 : UG « Je ne suis qu'un chien qui aboie »




Traduction faite par mes soins disponible dans les commentaires.

5287

- Tu la fermes quand ta gueule, Cédric ?
- Quand je serai mort.

5286

Je ne mène pas la barque de ma pensée, c'est elle qui m'emmène.

5285

Je suis au service de ce que la vie a à penser à travers moi.

5284

Je suis comme Jésus, je n'ai pas peur de mourir.
Je mourrai comme je mourrai, je n'ai aucune préférence.
Mais si on veut me tuer, rien ne dit que je me laisserai faire.

Ce qui est sûr c'est que je ne me suiciderai jamais. Et je ne ferai pas comme Socrate, la ciguë, je ne l'avalerai pas, je la recracherai à la gueule de celui qui m'en aura tendu le bol.