29/08/2014

5781

Combien de pensées inédites reste-il à penser d'ici la fin de la pensée ?

5780

Le fait que tout le monde le soit n'enlève rien à la magie d'être unique.

5779

Toutes les choses ont une fin, y compris les fins.

28/08/2014

5778

Vous risquez de ne pas sortir indemne de ce blog.

5777

Cette phrase est un battement d'ailes de papillon qui a un effet plus ou moins déflagrant sur votre cerveau.

5776

À un moment donné, j'ai cru que j'avais disparu, mais non, j'étais toujours bien là, flottant dans l'espace, j'avais seulement oublié que j'existais.

5775

Les changements sont toujours intérieurs.

5774

Le monde est anecdotique.

5773

J'aurais pu ne pas écrire cette phrase.

5772

Tout à coup, j'écrivis cette phrase.

5771

Mes yeux sont la caméra que j'emporte partout avec moi.

5770

Plus de sept milliards de voix intérieures, ça en fait du bruit sur Terre, mais un bruit à chaque fois original et solitaire, à l'unique auditeur.

27/08/2014

5769

Je suis le seul à entendre ma voix intérieure, à jamais le seul.

5768

S'enlover = s'envoler vers l'amour.

5767

On dit « tomber amoureux », « tomber par hasard sur », pourquoi pas plutôt « s'envoler » ?

S'envoler amoureux, s'envoler par hasard, s'envoler amoureux par hasard.

Intermède N°5 :

Message à ce petit « On » qui gesticule depuis quelques mois sur ce blog en multipliant les pseudos :

Vous cherchez à me faire du mal, j'ai bien compris cela, j'ai un seul conseil à vous donner : avec les mots, vous n'y arriverez jamais, quels que soit leur nombre, leur degré de nuisance ou leur fréquence. Vous pouvez mettre tous les mots « méchants » ou haineux, toutes les grossièretés et les insultes qui existent dans le langage dans l'ordre que vous voulez, ça ne me touche pas, ça me passe très loin au-dessus, ou plutôt très loin en-dessous.

Vous cherchez à me faire arrêter mon blog parce que ce que j'écris ne vous plait pas, ou que vous jalousez je ne sais quoi de l'image que vous vous êtes fait de moi, vous chercher à m'influencer avec tous ces petits commentaires débiles que vous m'envoyez et que je censure pour la plupart depuis quelque temps, sachez que ça ne marchera jamais, vous n'influencerez jamais, au moyen de mots, ni ma démarche, ni ma conduite, ni mon être, ni ma vie, ni ce que j'écris, ni la façon dont je l'écris.

Voici donc mon conseil : si vous voulez me nuire et me faire du mal ça ne pourra être que physiquement. Je vous conseille donc de mettre toute l'énergie que vous mettez à commenter sur ce blog et à suivre tout ce que je peux écrire ici ou ailleurs, à trouver où j'habite. Vous savez que j'habite en Belgique, il y a même quelque part dans un blog où j'ai indiqué le nom de la ville où je réside, vous avez ma photo de profil, et vous savez que je suis grand (1m97), alors vous prenez un avion depuis le Québec, vous me cherchez, avec un peu de mal et avec ces indices vous y arriverez, vous me trouverez, quitte à rencontrer tous les Cédric de Belgique. Et là, essayez de me faire du mal, mais prenez une arme ou je ne sais quoi parce qu'avec vos petits poings ça risque de ne pas le faire, car il y a tout lieu de penser que je ne me laisserai pas faire, je me défendrai et je ne vous tendrai pas l'autre joue.

D'ici cette éventuelle réelle rencontre, continuez à gesticuler avec vos petits mots, petit gamin immature.

26/08/2014

5766

- Pourquoi m'aimes-tu Cédric ?
- Parce que j'ai bon goût.

5765

Je ne pleurnicherai jamais comme Brel dans « Ne me quitte pas ».

Je dirais plutôt : « Tu as mieux à faire ? plus intéressant à faire ? ou simplement plus envie de ma présence ? Alors quitte-moi. Ne te force pas à rester à mes côtés, tu es libre. »

Je veux qu'on reste à mes côtés par envie, pas par devoir ou pitié.

5764

Les mots pètent plus haut que leur cul depuis des siècles.

5763

Allez les mots, venez, petits, petits, venez, je vais vous donner le coup de crasse.

5762

Dieu est mort, ne reste plus qu'à tuer les mots.

25/08/2014

5761

J'emmerde les mots. Je m'en bats les couilles du langage. Je suis aussi vulgaire que j'en ai envie. Je n'ai aucun maître, aucun oeil, aucune oreille à satisfaire.

Les mots, je ne les respecte pas, je les piétine, je leur crache dessus. Que vont-ils faire ? Se plaindre ? À qui ?

Je ne m'interdis rien. Les mots, je les abandonne, ils n'ont pas besoin de moi et je n'ai pas besoin d'eux. Ils sont tellement remplis d'orgueil et de prétention, ils puent la vanité. Des siècles et des siècles à se prendre au sérieux, à se gonfler d'eux-mêmes. Je leur pète dessus.

Ça vous fait quoi, les mots, d'être méprisé pour une fois ? Je vous encule.

J'écris ce que je veux, comme je veux, si ça vous emmerde, ne me lisez pas.

5760

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

C'était juste une petite envie de crier.

5759

- Qu'as-tu fait de ta vie, Cédric ?
- « Ma vie », ça n'existe pas, aucune vie n'est à moi. La question, c'est plutôt : qu'est-ce que la vie a fait de moi ?

5758

Personne n'appartiendra jamais à personne.

Les « je suis à toi Cédric », « je suis ton Cédric », « je t'appartiens », etc. ne sont, au mieux, que d'agréables illusions.

5757

Peu m'auront compris, je ne suis d'ailleurs pas sûr d'en faire partie.

24/08/2014

Le saviez-vous ? N°1 :

Le soleil est blanc.

Il ne nous apparaît jaune que parce que le ciel absorbe le bleu.

5756

Quand je parle ou écris, je suis des mots, je ne suis que des mots.

Et quand c'est le silence, tout s'est effacé, rien n'est concrétisé, tangible, touché, saisi. Rien ne peut être saisi, ou alors le temps fugace de quelques mots exprimés, balancés, pensés.

Mais les mots sans cesse disparaissent, laissant la place à la réelle expérience.

5755

Les mots, au mieux, ne seront jamais qu'une récréation, qu'une recréation factice d'un réel insaisissable.

23/08/2014

5754

Me lire, c'est me regarder m'exprimer.

Vous ne lirez jamais mes silences.

La plupart du temps, je n'écris pas.

5753

Les mots ne mèneront jamais à cette seule expérience réelle qui se joue en dehors de tout mot.

5752

L'expérience des mots n'est pas une vraie expérience.

5751

Je pisse sur les mots.

5750

Il est impossible de tout savoir et de ne rien oublier.

Et c'est tant mieux, car tout savoir et ne rien oublier tuerait le plaisir de la découverte et de la redécouverte.

5749

« Je pense trop » est une pensée de plus.

5748

Vous, cher lecteur, vous m'accompagnez autant que je vous accompagne.

22/08/2014

5747

La seule philosophie qui me touche est une philosophie sans pensées.

5746

Philosopher sans penser, sans mots et sans la philosophie des autres.

5745

Se tenir seul dans ce qui est sans même soi-même.

5744

L'autre a le droit de se sentir dérangé par ce que j'écris, il a le droit de juger ce que j'écris, mais moi j'ai le droit de ne pas croire un seul mot de ses jugements.

5743

Mon blog, c'est, avant tout, un grand divertissement.

5742

Toutes les phrases sortant de nos bouches sont des paroles en l'air.

5741

Tant qu'il y aura désir de changer le monde, il y aura des guerres.

5740

Tant qu'il y aura désir de se changer soi, il y aura souffrance.

21/08/2014

5739

Je fais toujours silence entre deux phrases.

5738

L'autre peut aimer ce que j'écris, ou ne pas aimer, ça ne dépend pas de moi, ni même de lui.

20/08/2014

5737

Taper « Wikipédia » dans Wikipédia, c'est comme chercher le mot « dictionnaire » dans le dictionnaire, ou « encyclopédie » dans une encyclopédie, ou « moi Cédric » dans ma mémoire, ou « moi (et votre prénom) » dans la vôtre.

5736

Je dis ce que je pense, je ne dis pas « J'ai raison ! », partant, je ne dis pas que les autres ont tort.

Chacun pense ce qu'il pense, et ma voix n'est pas moins importante que celle de quelqu'un d'autre, quoi qu'il pense. Voilà ce que je pense.

5735

- Oui mais Cédric, j'aurais pu...
- Non, impossible. Les choses n'auraient pas pu se passer différemment. Les regrets sont des inventions de l'esprit inutiles et néfastes.

5734

Jamais les choses ne peuvent se passer différemment.

Les choses se passent comme elles ne peuvent s'empêcher de se passer.

5733

- Cédric, à quoi sert ton blog ?
- À rien, et c'est pour ça que je l'aime.

19/08/2014

5732

Le mieux qu'on puisse faire dans la vie, c'est de tomber en beauté.

5731

- Tu fais quoi dans la vie Cédric ?
- J'arrête pas de tomber vers le soleil.

5730

Chaque jour est une fraction de la chute, le dernier est l'impact.

5729

Manger les pissenlits par la racine, c'est aussi savourer les carottes par le bon bout.

18/08/2014

5728

J'aimerais vous parler d'une chose qui n'a pas de nom et qu'aucun mot ne peut décrire.

J'aimerais tant vous en parler.

5727

Pourquoi cette manie de l'« enfance », ces expressions « garder son âme d'enfant », « regarder le monde avec des yeux d'enfants », etc. ?

Est-ce à cause de cette lubie que les « adultes » et leur monde est aussi puéril et immature ?

Caprices en tous genres, diktat de la quête continuelle du plaisir, pleurs et plaintes quand les choses ne vont pas comme souhaité, je vois tant d'enfants autour de moi, y compris sur ce blog qui prend parfois des airs de cour de récréation...

« J'ai pas ce que j'veux, alors je boude, je râle ou je pique une colère », c'est ça l'humanité ?

Je ne suis pas un enfant, je me fous de l'enfant que j'étais, de son âme ou de ses yeux. Je n'ai aucune nostalgie du passé. Je vois le monde depuis ce que je suis maintenant.

Où sont les adultes et les sages ?

À croire que l'humanité en est encore à son enfance.

17/08/2014

5726

Je suis le sel dont je saupoudre toutes mes phrases.

5725

Je ne possède pas même la pensée « je ne possède rien ».

5724

Il faudrait commencer chacune de nos phrases par « à mes yeux ».

5723

La méchanceté, c'est la bêtise en action.

16/08/2014

5722

Les plus cons, on les reconnaît de loin : ils veulent jouer au plus malin.

5721

La tombe est notre deuxième berceau.

Parenthèse technique.

Quelqu'un m'informe de son impossibilité actuelle de commenter sur mon blog. Je ne sais si c'est un problème général de blogger, provisoire ou non, mais sachez, si c'est votre cas également, que je n'y suis pour rien, et que si votre commentaire n'est ni malveillant ni méchant, il serait évidemment publié par mes soins avec plaisir.

5720

Vouloir aider quelqu'un qui n'a pas de problèmes, c'est lui en créer.

5719

La bêtise de certains n'a probablement pas de limites mais ma patience en a peut-être une.

5718

L'amour, c'est quelque chose de grand, pas de petit, puéril et immature.

15/08/2014

5717

Aussi loin de moi que j'ai pu penser avoir été, je n'ai jamais quitté qui je suis.

5716

Je ne crois à rien de ce qu'affirme la psychanalyse, je n'ai aucun besoin de tout ce charabia psychanalytique ni de tous ces concepts boursouflés, mieux : je les réfute.

5715

Personne ne peut vous apprendre comment vivre ni ce qu'est la vie ni ce qu'on fout ici.

Il n'y a pas de « meilleure » façon de vivre. Il y a votre façon de vivre, c'est tout.

La vie, ça ne s'enseigne pas.

Jouissez-en, ou pas. Rien ne dépend de vous.

5714

Aucun mot ne sauvera jamais personne.

Les mots ne sauvent que des mots.

14/08/2014

5713

Je n'écris pas pour ceux à qui mes mots déplaisent.

5712

Il y a ce que j'écris et ce qui est perçu de ce que j'écris.

5711

Je ne nie jamais ce que je ressens.

5710

Les ruptures n'existent pas.

5709

Chaque jour, détruire le précédent.

13/08/2014

5708

Je n'ai pas de mauvaises relations, je n'ai que de bonnes relations dont certaines sont en suspens.

5707

Se suicider, c'est faire parler son petit orgueil à la con.

5706

Tous les suicidés sont des imitateurs, des petits moutons qui imitent les gestes des autres suicidés.

5705

Les plus orgueilleux ont une piètre estime d'eux-mêmes.

5704

Les plus orgueilleux sans cesse se rabaissent, ils ne sont jamais assez bien pour eux-mêmes.

5703

Se considérer comme victime, c'est se rapetisser et c'est donner raison au bourreau quand il y en a un.

12/08/2014

5702

La vérité, je la redécouvre à chaque instant.

5701

D'ici ma mort, je profite de ce qu'il y a à admirer et à aimer, c'est tout ce que je vois d'intéressant à faire.

5700

J'admire les relations que j'ai avec les autres.

5699

Je n'attends pas d'être sauvé, ni de sauver qui que ce soit, personne ne peut sauver personne.

Et pourquoi faudrait-il se sauver de ce qu'est la vie ou de ce que nous sommes ?

La vie, c'est la naissance et la mort, c'est ainsi.

Face à la vérité, je ne me sauve pas, elle ne me fait pas peur.

5698

La vie est un film où tout le monde meurt à la fin.

11/08/2014

5697

Le propre de l'homme, c'est l'orgueil.

5696

Le plus drôle chez l'être humain, c'est l'orgueil, c'est aussi le plus destructeur et le plus profondément ancré.

5695

Je suis plus que seul, je suis sans moi.

5694

Je libère les mots « libre » et « liberté » de toute définition et de toute signification, c'est-à-dire de tout autre mot.

5693

La liberté, quant au langage, c'est de n'en avoir rien à foutre.

10/08/2014

5692

Les mots, je les aime légèrement épicés.

5691

Je préfère les mots acidulés à ceux trop sucrés.

09/08/2014

5690

Qu'est-ce que tu veux dire Cédric ? Qu'est-ce que tu veux exprimer ? Tu sens bien qu'il y a un truc qui veut sortir. Tu veux mettre en mots des choses. Il y a une envie, un élan, un désir de mettre en mots.

Le langage en toi veut se déployer.

T'es le support, la page blanche des mots qui sont à écrire.

Tu sens bien qu'il y a un truc qui s'apprête à exploser.

Tu sens bien que tu seras plus le même.

5689

On sait tous ce qui nous attend à la fin, alors autant y aller tranquillement et admirer ce qu'il y a à admirer sur le chemin.

5688

Rien qu'en donnant un mot à « Rien », on en a fait quelque chose.

5687

Rien ni personne ne peut me tuer, pas même la mort.

08/08/2014

5686

Je parcours la vie doucement : une seconde après l'autre.

5685

Je parle parfois de moi, mais toujours depuis moi, si bien que tout ce que je dis m'implique.

07/08/2014

5684

Une éclipse de soleil, c'est un clin d'œil que nous fait la lune.

5683

Je ne suis pas mon corps, c'est lui qui me suit.

5682

Mon dos souffre, lumbago, mais je ne suis pas mon dos.

5681

Quand j'oublie que j'existe, j'existe encore.

06/08/2014

5680

Quand vous oubliez que j'existe, j'existe encore.

5679

Cédric est un débile.
Cédric est un pauv'Cédric.
Cédric est une langouste.
Cédric est un Dieu.
Cédric est une merde.
Cédric est un con.
Cédric est un girouette.
Cédric est une mascarade.
Cédric est une banane.
Cédric est un caviar.
Cédric est un nectar.
Cédric est une pourriture.
Cédric est un ciel bleu.
Cédric est un orage.
...

On peut dire ce qu'on veut, Cédric s'en fout, « Cédric » n'est qu'un mot.

Je n'ai aucune pitié pour Cédric.

5678

Je n'ai aucune pitié pour Dieu.

5677

Dieu est tout ce qu'on veut.

C'est un mot inventé par l'homme pour répondre à ses pourquoi, et comme tous les mots, on peut y mettre ce qu'on veut :

Dieu est un poisson rouge.
Dieu est une femme.
Dieu est un couillon.
Dieu est un ciel orange.
Dieu est une bouse de vache.
Dieu est un commettant.
Dieu est une supercherie.
Dieu est une crotte de nez.
Dieu est un gode.
Dieu est une fête foraine.
Dieu est une pissotière.
Dieu est un diable.
Dieu est un homme.
Dieu est un mouchoir.
Dieu est tes yeux.
Dieu est boiteux.
Dieu est douteux.
Dieu est un plaisir.
Dieu est un emmerdeur.
Dieu est un clown.
Dieu est un plaisantin.
Dieu est un miroir.
Dieu est un sentiment.
Dieu est une émotion.
Dieu est une futilité.
Dieu est une mascarade.
Dieu est une vérité.
Dieu est un champignon.
Dieu est un mot.
Dieu est une merde.
Dieu est une étoile.
Dieu est un virus.
Dieu est un pet.

On peut dire ce qu'on veut, Dieu s'en fout.

5676

Dieu est un gode avec lequel beaucoup se font plaisir.

Dieu est un gode qui fait vibrer beaucoup de monde.

5675

Je n'ai ni mandant ni mandat, et n'en cherche pas.

Même si Dieu en personne m'en proposait un, je le refuserais.

05/08/2014

5674

Quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose.

5673

« De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire. »

À ces mots de Jean Cocteau, je réponds :

Non. Si on doit se reposer de ne rien faire, c'est qu'on n'a pas rien fait.
Ne vraiment rien faire ne demande aucun talent, aucun travail et aucun effort.

Ne vraiment rien faire ne fatigue pas.

5672

Tous les livres font un seul et même bruit, l'entendez-vous ? Dans les bibliothèques, les librairies, chez les bouquinistes, dans les maisons, sur les étagères, dans les malles, les greniers, sur les tables de nuit, bien ou mal rangés, vieux ou neufs, ouverts ou fermés, un bruit unique :

blablablablablablablablablablablablablablablablablablabla...

04/08/2014

5671

Ce qui sort vraiment de l'ordinaire ne peut plus y entrer.

5670

La pensée fait rentrer dans l'ordinaire ce que la non-pensée en a fait sortir.

5669

La vie n'a pas de bouton OFF. Car la vie est là toujours, même à la mort du corps, puisque c'est la vie qui a donné naissance au corps, c'est pas le corps qui a donné naissance à la vie.

Alors évidemment, le « ma vie » meurt, mais « ma vie » c'est rien du tout, c'est une illusion temporaire en lien avec ce corps temporaire.

5668

Par le simple fait qu'elle ait existé, la vie existera toujours.

5667

Quoi qu'il sera vécu, ce sera toujours ici.

Je ne crois pas à l'ailleurs.

03/08/2014

5666

Le corps est sur ON, toujours, la vie est le ON, le bouton OFF n'existe pas.

5665

Tout ce que je vois est ici, tout ce que je sais est ici, tout ce que je vis est ici.

5664

Comme je suis toujours ici, ce qui existe ailleurs n'existera jamais.

5663

Il existait quelque part quelque chose qui ici n'était rien.

5662

Toutes les histoires sont fausses ; la vérité n'est pas une histoire.

02/08/2014

Citation N°3

« Estar en compañía no es estar con alguien, sino estar en alguien. »

« Être en compagnie, ce n’est pas être avec quelqu’un, mais être en quelqu’un. »

Antonio Porchia.

5661

La pitié est le plus laid des sentiments car il rabaisse l'autre à sa condition.

5660

Si je dois vivre un jour en couple, ce sera ainsi : seul à deux.

5659

La nature même de toute pensée est d'être fixe, puis de mourir.

5658

Toutes les idées sont fixes, éphémèrement fixes.

5657

Que je fixe mon attention sur les mots « je fixe mon attention » ou que je la fixe sur les mots « je m'interdis de fixer mon attention », cela revient strictement au même pour mon attention, elle est fixée sur des mots.

5656

Fixer son attention sur le désir et non sur l'objet, et le voir naître, vivre et mourir.

5655

Quand l'objet du désir est le désir sans objet, le désir est devenu objet.

5654

Désirer ne plus désirer, c'est encore et toujours désirer.

5653

Rien ne comblera jamais le désir, le désir est un plein, pas un vide.

01/08/2014

5652

Je n'ai rien à prouver à personne, pas même à moi-même.

5651

Je ne me donne jamais aucun ordre, je n'ai pas à en recevoir d'autrui.