30/09/2011

170

Vivre, c'est ne plus être mort quelque temps.

169

Fustiger la « bien-pensance » en est devenu une.

168

Les dinosaures n'ont rien vu venir.
Voilà notre différence !

167

A force de me creuser, je suis devenu du vide.

166

Se dire « nihiliste » est déjà trop.
Car ce qui est ainsi qualifié de « nihiliste » est déjà quelque chose.

165

Tant qu'on a un but, on n'est pas arrivé.

164

Les mots ne sont que la conséquence de notre envie de parler.

163

La certitude, c'est ce qui permet le doute.

162

Le bonheur, c'est quand on cherche plus à lui donner de définition.

161

Nous sommes issus de l'innocence. La mort nous y reconduit.

29/09/2011

160

Parfaire la perfection.

159

Il existe la même profondeur dans toutes les directions.

158

Un blogue n'a d'intérêt que par l'être humain qui se trouve derrière.

157

La méditation est une conséquence, pas une cause.

156

La philosophie est une fin, pas un moyen.

155

Au lieu d'embellir le passé ou d'embellir l'avenir, embellir le présent !

154

Une seule façon d'embellir le présent : en voir la beauté.

153

Les mots n'ont pour but que d'être créés, un peu comme nous, humains.

152

Mon corps ne m'appartient pas, c'est lui qui me donne vie.

151

Être attaché à la liberté est encore un lien qui entrave.

28/09/2011

150

On ne met dans les mots de l'autre, que ce qu'y mettent nos yeux.

149

Se méfier de nos méfiances.

148

Jésus, sur la croix, à lui-même : « Leur bêtise me cloue sur place ! »

147

Comble de la peur : en avoir peur.

146

Comble de la lucidité : « Ce que je suis en train de faire est une erreur. »

145

C'est qui l'humanité ?

144

On peut avoir été victime, mais ça n'est pas une raison pour continuer à l'être.

143

La lâcheté est l'autre nom de la laideur.

142

Se livrer totalement à l'inconnu et à l'insoupçonné.

141

Je sais ce que j'affirme, même mes doutes.

27/09/2011

140

Le présent nous donne toujours l'illusion d'être au sommet ; le passé nous l'enseigne : le futur n'existe pas.

139

Il y a autant de vieux cons que de jeunes cons, la seule différence c'est que certains ont appris à se taire, ce qui est une preuve d'intelligence. Je n'en suis pas encore là.

138

La vie est une grande et belle douleur.

137

Avant et après notre vie ? : deux fois rien.

136

Étant donné que, regardant le passé, je constate avoir été souvent dans l'erreur, se dire qu'il y a de bonnes chances d'y être actuellement.

135

On n'encre pas assez ses souvenirs.

134

Même la sensation amoureuse est une douleur pour le corps. Plaisir-douleur / couple éternel.
Douleur et plaisir se masquent l'un l'autre.

133

La degré de liberté dépend de la qualité du regard qu'on porte sur Soi. Or ce regard est lui-même intégré à Soi. Ce regard ne peut pas se regarder lui-même. Autrement dit, on ne peut juger de la qualité du regard qu'on porte sur soi-même. On ne peut que se contenter des aptitudes dont on dispose et regarder ce qu'on est capable de voir.

132

Le monde : un océan.
Notre corps : un bateau.

On ne choisit ni le vent, ni la qualité du bateau, ni l'illusion de se croire à la barre.

« Soi » n'est pas le capitaine, mais le bateau lui-même. Emporté selon les courants, les vents et les éventuelles tempêtes, on n'a pas construit son bateau, on ne le répare pas, on ne le maîtrise pas, on apprend juste à le connaître.

131

La voie du milieu est à éviter : trop d'embouteillages.

26/09/2011

130

Cueillir des étoiles.

129

Voir briller des œillets.

128

Danser avec des colibris

127

Poursuivre une montagne.

126

S'accrocher à de l'eau.

125

Marcher devant soi.

124

Étreindre un continent.

123

Dessiner de la transparence.

122

Se souvenir de l'inexistence.

121

Avoir un bon sens du sérieux.

25/09/2011

120

Maintenant, c'est ici.

119

Parfois, pleurer, c'est décongeler.

118

Un jour, j'ai croisé un sherpa dans ma rue. Je lui ai demandé ce qu'il faisait là.
Il m'a répondu dans un mauvais anglais qu'il gravissait l'Everest par l'autre versant.
Ce sherpa pour accomplir son ascension pensait devoir faire le tour de la Terre pour accéder à l'autre versant.

117

Certaines lavandières se seraient tuées à la tâche.

116

Un dentiste se sucre en ramenant sa fraise.

115

Le premier Homme se décida à marcher, le dernier, en s'arrêtant, mettra fin au périple.
Nous sommes tous entre ces deux-là.

114

J'écris des sentences sans jugement.

113

Quand on a la capacité de se réjouir pour autrui, il y a toujours une raison d'avoir le sourire.

112

Toujours sourire à la vue d'un cimetière !
Il est important d'entretenir de bonnes relations avec ses futurs voisins.

111

Dans son enfance, les parents d'Alain Robert ne lui ont pas assez dit : « Descends de là tout de suite ! »

24/09/2011

110

Deux bouches qui s'embrassent ne font que s'échanger les mots invisibles inscrits sur leurs lèvres.

109

La goutte d'eau qui fit déborder le vase déclara durant sa chute : « J'aime trop les fleurs ! »

108

Une idée qu'on met moins d'une vie à se forger est mauvaise.

107

Stendhal parlait très mal anglais, il a traduit 'nombreux' par 'few' !

106

Rareté : Soi.

105

Avoir peur de mourir est aussi idiot que d'avoir peur que ses cheveux poussent.

104

J'interdis à quiconque de voler mes idées futures !

103

Concert des nations : c'est quand l'entracte ?

102

Les mots peuvent être des friandises, jamais des médicaments.

101

Quand le chat est parti, les souris s'ennuient.

23/09/2011

100

Opalka ne comptait que sur ses tableaux.

99

Commenter c'est construire des ponts.

98

Casser, c'est construire plus compact.

97

Constat d'anorexique : «  Je m'aigris. »

96

Apercevoir Edison dans une ampoule.

95

Tout suicidé s'est trop occupé de lui.

94

Parfois, il pleut du gris.

93

Le bobo est à l'humanité, ce que le bobo est à la douleur.

92

Il est parti communiste, il est revenu cadastral.

91

Au pays du matin calme, il fait bon faire la grasse matinée.

22/09/2011

90

En lisant mes mots, vous regardez mes mains.

89

Un cimetière est une décharge propre.

88

Les nuages ne nous regardent pas.

87

La pollution n'est qu'un point de vue.

86

Le propre de l'Homme, c'est l'Art.

85


La question la plus fascinante n'est pas « Sommes-nous seuls dans l'univers? » mais « Pourquoi 'moi', je vis ? »

84

Un Homo erectus à propos de son ancêtre Homo habilis :
« Qu'il était con ! »

83

Dans le noir éternel, plus d'aveugles.

82

Le sage qui montre la lune ferait mieux de regarder son doigt.

81

La poussière aussi provient des étoiles.

21/09/2011

80

Le poète extrait le Beau de l'air.

79

Quand je joue mon honneur, je ne risque rien !

78

Petit conseil : avant de s'asseoir le cul entre deux chaises, penser à en placer une à l'endroit exact où on compte l'y poser.

77

Parole de spermatozoïdes : «  Qu'est-ce qu'on fout ici ? »

76

Parole d'augure : «  Ce que j'ois, est-ce un signe ? »

75

Les arcs-en ciel existaient avant nos yeux.

74

L’Homme est un bonobo discret.

73

A chaque envie sexuelle, l'instinct de vie se réjouit.

72

C'est en premier lieu l'orgasme qui nous fit passer de quelques-uns à plusieurs milliards.
La volonté d'avoir une descendance est une invention tardive.

71

Véhicule : moyen de locomotion inventé par l'Homme lui ayant permis d'augmenter considérablement le nombre de ses déplacements inutiles.

20/09/2011

70

Une caresse est un coup si lent, qu'il en devient doux.

69

Que penser du fait que même la lune s'éloigne de nous ?

68

-  Nous sommes tous originaires d'Afrique.
-  Oui mais à l'époque l'Afrique n'avait pas de nom.

67

Dire : « Je vais me libérer », c'est ne pas l'être.

66

La tranquillité : une flaque d'eau sans eau.

65

J'écris ces mots pour satisfaire l'animal social qui, bien que discret, est présent en moi.

64

Écris des mots aujourd'hui ; si dans dix ans tu ne t'en rappelles plus, la preuve sera faite qu'ils étaient sans intérêt.

63

L'inculture est cette ombre qui s'étale à mesure qu'on grandit.

62

Un mot sur Victor Hugo : ' Trop '.

61

Fumer : mouvement perpétuel du mouton humain.

19/09/2011

60

Paupières : rideaux qui ne cachent rien.

59

Le monde : un tableau sans cadre.

58

L'inspiration insuffle aux mots de l'oxygène.

57

L'immobilité, c'est goûter qu'on se déplace à plus de cent mille kilomètres-heure autour d'une étoile nommée soleil.

56

Dans leur presse locale, les extra-terrestres se foutent de notre gueule.

55

Aucune croyance n'est « modérée ».
'Croire' est toujours d'une bêtise extrême.

54

Dieu : un alibi.

53

Luxe : calme et volupté. (Baudelaire revisité)

52

Impératif stupide 2 : « Faut profiter de sa jeunesse ! »
Comme si on ne pouvait pas le faire du reste.

51

Impératif stupide 1 : « Vivez votre vie ! »
Comme s'il y avait autre chose à faire.

18/09/2011

50

Parole d'insomniaque : « La nuit nuit ! »

49

Écrire, c'est rendre visibles les mots.

48

L'Amour est une création.

47

Il n'y a jamais de paradoxes, seulement des acceptions différentes.

46

Aimer Aimer.

45

Se dire courageux est encore une lâcheté.

44

On ne choisit jamais le moment où on sait.

43

Nous ne sommes tous qu'un corps qui se déploie.

42

Le vrai voyage : non en kilomètres mais en jours.

41

Affronter son front.

17/09/2011

40

Creuser même dans l'air.

39

Pourquoi « moi » ? Parce que 'mon' corps.

38

Pleurer s'il faut pleurer mais ne pas en pleurer.

37

Ne croyez aucun de ces mots, à vous d'extraire le Faux de la Vérité.

36

Jeter toute croyance dans le feu de la Vérité.

35

Défier le Néant, le regard victorieux.

34

Vivre, c'est n'avoir aucune raison de mourir.
Vivoter, c'est en avoir.

33

La mort ne vit que dans la vie.

32

La conscience est fille des sens et de la mémoire.

31

Ne plus faire de sa peau une frontière.

16/09/2011

30

Par ces mots j'affirme mon humanité.

29

Puisse ce jour arriver où apparaitra cette muse qui me permettra de découvrir ce que j'ai dans le ventre au verbe Aimer.

28

Les gènes ne se posent pas de question.

27

Le corps crée la conscience.

26

La mort rend la seule vraie justice.

25

Insulter, c'est prouver son emprisonnement.

24

Corps et conscience s'influencent mutuellement et continuellement selon une boucle qui, suivant les cas, va du cercle vicieux au cercle vertueux.

23

Le sens de la vie, c'est celui qu'on ne peut s'empêcher de suivre.

22

Tout est concrètement, foncièrement, trivialement, naturel, terre-à-terre, immanent.

21

La conscience crée le passé, le futur et avant tout le présent.

15/09/2011

20

Les mots sont-ils assez fins pour dessiner la conscience ?

19

Demain existe-t-il ?

18

Il n'existe aucune connaissance en dehors de la conscience.

17

L'autre est inaccessible autant que je le suis pour cet autre.

16

La douleur est une information.

15

La connaissance est ce qui reste de l'information mémorisée passée au crible du cerveau.

14

Toutes les images cérébrales passées, futures ou présentes, positives ou négatives, sont de nature bienfaitrices car fabriquées par le corps, lui-même source pure, aussi imparfait soit-il.

13


La sensation, avant la situation.

12

Laisser se déployer la version la plus aboutie de soi-même.

11

L'univers, une table, la vie comme convive, rien à perdre à manger ce qu'on nous tend, aussi difficile ou cruel soit ce qu'on vive.

14/09/2011

10

Ne rien croire. Tout vivre.

9

Faire de son corps la matière de sa délivrance et de sa liberté.

8

Naissance. Mort. Dans l'intervalle : le Corps.

7

Les mots n'ont rien dans le ventre, c'est l'œil qui vit.

6

Il n'y a rien à perdre à vivre, rien à gagner mais rien à perdre à vivre. Donc vivre.

5

Pas un atome ne disparaîtra avec moi.

4

S'accrocher à la vérité, c'est la perdre.

3

Le temps ne dure que quelques secondes, toujours les mêmes.

2

La vérité est un feu qui n'a pas besoin de mots : les brûler !

1

La vérité est tissu de soie.