03/05/2017

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Je suis passé de l'autre côté des mots, vous pouvez m'y voir grâce à leur transparence ; regardez bien, je vous fais des signes.

Coucou.

13 commentaires:

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    1. Vous permettez, je suis sous la douche !

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  2. Les deux intervenants d'hier sont, eux aussi, passés de l'autre côté des mots/maux.

    Du débat Marine Le Pen versus Macron, voilà ce que j’ai appris et que je retiens :
    - En matière de communication, une femme doit se garder d’utiliser des tournures trop familières, voire populaires, encore moins argotiques. C’est une faute de communication majeure car, loin de créditer le communiquant d’une virilité rassurante, cela le ravale à la figure de monsieur et madame tout le monde. Or, les électeurs n’ont pas besoin de quelqu’un qui leur ressemble mais de quelqu’un qui les représente sous leur meilleur jour et à leur avantage. Je ne conteste pas la drôlerie de certaines tournures spontanées et familières de madame Le Pen, par exemple : « Vous êtes le président à plat ventre ». Cela m’a fait rire, je l’avoue. Sauf que nous ne sommes pas au bistrot et que je n’élis pas ma pote de comptoir : c’est là que le bât blesse. C’est vraiment dommage pour madame Le Pen d’avoir été éduquée dans un milieu qui ne lui permet pas d’exprimer son vrai potentiel car je reste persuadée que cette femme a des qualités de terrain, une vraie énergie « coup de poing », que son milieu a perverties. Ainsi que le dit Macron : « La France vaut mieux que cela », c’est vrai. Je pense aussi que Marine Le Pen valait mieux que le FN et son passif. Non, elle n’a pas tué le père comme j’ai pu le lire ça et là. C’est son père qui l’a tuée. Fin de l’histoire.

    - En matière de communication, voilà également ce que je retiens d’Emmanuel Macron : il ne suffit pas d’avoir pris des cours de théâtre dans sa vie pour capter l’auditoire. Lorsque monsieur Macron s’exprime, j’entends la mer qui se retire et la grève qui avance. Toute vie semble avoir désertée cette mécanique langagière qui ne tient au vivant que par ce filament de bave qu’il promène sur ses lèvres et déshydrate son discours sans jamais étancher notre soif. Monsieur Macron a fait Lettres, nous dit-on, Monsieur Macron joue du piano, pour autant Monsieur Macron manque singulièrement de cette sensibilité qui transcende l’homme cultivé en créateur. Et si son esprit d’entreprise procède de cette même disposition d’esprit qui le condamne au rôle de « bon élève » plutôt qu’à celui de « visionnaire », je crains qu’il ne se contente de régurgiter des leçons trop bien apprises au lieu de les faire siennes. En marche, oui, mais sous la houlette d’un leader pas d’un suiveur.


    Dans l’ensemble, j’ai trouvé le débat d’hier soir navrant. Les acteurs en-deçà du rôle qu’ils auraient dû tenir. La pièce mauvaise et la farce indigeste. Les accusations respectives relatives à l’absence de programme valaient pour l’un comme pour l’autre. Je n’ai, pour ma part, rien appris que je n’aie lu sur leurs programmes mis en ligne. Aucun éclairage supplémentaire, aucune fulgurance, rien de convaincant pas même sur un ton doctoral et volontairement technocratique pour l’un, pas plus que sur l’antienne du pathos pour l’autre. Navrant, je vous dis. Pauvre France !

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    1. Moi, ce que je me dis c'est qu'il apprend vite, qu'il a du talent et une intelligence qui pourrait en surprendre plus d'un dans le bon sens.

      Son parcours est, quoi qu'il arrive, déjà exceptionnel ; arriver si vite là où il sera dans trois jours n'est pas qu'une question de chance.

      Quand il s'exprime, j'entends la réflexion et c'est le contraire d'un défaut à mes yeux. Je sens également une bonté chez lui, totalement absente chez elle.

      Un regard vrai chez lui, un sourire faux chez elle.

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    2. Brillant article d'Aukazou. Bravo!

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    3. Simon de Bavoir11/05/2017 10:09

      Heureusement que les skinheads rappliquent dans le 2ème acte car on aurait pu imaginer un instant dans le premier commentaire que MLP était une candidate « drôle », « spontanée » et « familière » , une « femme de terrain » « énergique », juste desservie par son père et par le machisme ambiant.
      Quant au candidat (qui finalement sera élu quand même), il a pour sa part, tant pis pour lui, failli être disqualifié pour un petit filet de salive (de bave apprend-on), qui a tant réjoui une poignée d'internautes apparemment, car ils ont pu s'en pourlécher les babines.
      J'avoue, j'en ai bavé, pas vous ?

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    4. ous êtes assurément quelqu’un de formidable ! Moralement irréprochable et politiquement très correct ! Bravo, vous aurez une médaille !

      Alors que fait-on ? Vous allez me tondre pour sympathie avec l’ennemi sous les acclamations de la foule en délire ?

      Un dernier Confiteor pour la route, peut-être ? Je confesse avoir lu Céline et avoir aimé ça. Je confesse écouter Charles Trenet sous le manteau, particulièrement « Douce France » et « Revoir Paris ». Je confesse apprécier les petits chemins qui sentent la noisette plutôt que le jasmin. Je confesse avoir mangé de la rouelle de porc, dimanche dernier, et j’aimerais qu’on me fouette pour ça. Je confesse emmerder ma boulangère, tenue de me laisser signer ma baguette avant d’avoir la permission de la couper. Je confesse porter un nom flamand d’origine germanique (double peine !). Et puis surtout je confesse aimer la France, mon pays qui n’est pourtant pas celui de mes ancêtres.

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  3. Quoi qu'il en soit, personne ne peut raisonnablement, en conscience, voter pour un parti où il y a des skinheads, où un type interdit son bar à des personnes de couleur (non mais où on va là !) et où des journalistes se font molester par les gros malabars du service d'ordre du FN. Ca c'est juste insoutenable.

    Affaire close. J'aime pas Macron, mais je vais quand même voter anti fn.

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  4. Voir l'analyse des Pinçon-Charlot concernant Macron. Je n'aime pas Macron pour ce qu'il représente sa caste qui poursuit une prédation terrifiante sur la masse de ceux qui n'y sont pas nés. Notre monde est en flamme et les Macron continuent à en tirer les marrons...

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  5. Les marrons et les macarons (spécialité amiénoise des Trogneux).

    A propos, j'ai visionné brièvement un petit reportage où Emmanuel Macron, en plein travail, exprimait (sans doute à son assistant) le désir de manger des petits chocolats. Ce à quoi l'héritière des Trogneux - dont l'Empire,sur cinq générations, s'est construit grâce à la vente des chocolats - a rétorqué au bel Emmanuel : "Non chéri ! Je ne veux pas que tu manges des saloperies ! ".
    Dont acte ! ;-)

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  6. Réponses
    1. Il a demandé de l'eau, il a raison, c'est bon l'eau ! :-)

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    2. Oui. Il s'est montré tout à fait obéissant ce qui lui coûte peu étant donné sa nature profonde et celle de son mandat : être agi plutôt qu'agir; obéir plutôt qu'être obéi.Il est un pur produit de la ruse de l'Histoire.

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