12/11/2016

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- Je cherche la clé.
- La clé c'est qu'il n'y a pas de porte.

18 commentaires:

  1. Et quand la clef se déporte sur la portée, ça fait des tubes ! ;-)
    Et comme j'ai toujours une chanson pour tout :

    https://youtu.be/Pn_itowbTzs

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    1. Et quand vous mettez (Café eau) dans La cLé vous obtiendrez quoi ?

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  2. J'ai envie de voir la Superlune, ce qui est impossible de ma rue. Il faudrait que je me rhabille et que je pousse jusqu'à Notre-Dame. En même temps, je vais perdre du temps et j'en ai pas. Je dois finir un truc qui me gonfle, mais qui me gonfle bien que quasiment terminé. Bien sûr, s'il suffisait de mettre un point final à ce truc, je pourrais sortir évidemment. Sauf qu'une fois terminé ce truc super chiant, je dois immédiatement enchaîner sur un truc tout aussi chiant et tout aussi long.Donc,voilà quoi ! J'suis légèrement coincée.

    En même temps, la dernière Superlune date de 1948, et la prochaine c'est dans 18 ans. Ca fait un peu beaucoup à attendre. Admettons que j'y aille et que je ne vois rien, eu égard aux conditions météo (nuages et tout l'bazar !). J'me serai déplacée pour rien. Avec ça, j'me serai tapé les touristes, plus la faune du 9.3 en goguette (celle qui écoute la soprano des RER tagués, celle qu'a chaud et qui sent le brûlé, appelez appelez les pompiers. ).

    Rien qu'ça, ça donne pas envie !Tout tout mais pas ça, comme chantait un mec que j'aimais sacrément, Hubert Mounier, disparu lui aussi en 2016. Une hécatombe pour les grandes pointures, cette année 2016.

    Bon ! Quoi que j'fais-je ? J'ai mis mes affaires de ville à la machine à laver, et hors de question que j'sorte ma panoplie d'travail (le genre de vêtements qui vont au pressing). Reste un pantalon de jogging bleu-pétrole Lee Cooper avec un drapeau anglais sur la poche gauche, et le tee-shirt manches longues rayé bleu et blanc, col V (genre marin d'eau douce) acheté dans un destock au rayon homme(oui, c'était pour offrir, mais j'ai trouvé que ça m'ferait un haut de pyjama sympa). En même temps, la nuit, sous un imperméable, j'devrais pas trop attirer l'attention ;-)

    J'rigole parce que j'me dis qu'avec mes nouveaux supers pouvoirs, j'devrais ptet emmener un balai. Avec cette Superlune, allez savoir, des fois qu'j'muterais encore. Déjà qu'dimanche j'ai pas osé aller à la messe, à cause de l'aut'écclésiastique qui m'a parlé des décollages intempestifs de Ste Thérèse d'Avila. On sait jamais ... ;-)

    N'empêche, après mûre, mais alors très mûre réflexion, j'ai décidé de vivre avec mes particularités. Des tas de gens disent que c'est tout à fait normal et que cela relève des ressources insoupçonnées de notre cerveau. Bah voyez, j'ai tendance à le croire parce que ça me semble rationnel et logique. Le tout étant de l'intégrer comme tel.

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  3. J'vais quand même revenir sur la télékinésie, puisque c'est mon nouveau super pouvoir (autant le prendre avec humour). J'ai cherché des pistes pour me sentir moins seule. J'suis d'abord rentrée chez Gibert-occultisme, ou un truc dans l'genre. C'est pas qu'ça m'a semblé folichon, mais bon, quand on veut acheter du fromage,on va pas non plus chez l'boulanger.

    Le mec de Gibert, pas étonné pour 2 sous (y doit voir des illuminés tous les jours ;-))est allé immédiatement me chercher des bouquins. Le 1er ressemblait à un grimoire et racontait les exploits d'une bonne femme du début du siècle dernier qui ressemblait à Dame Tartine, en beaucoup mais alors beaucoup plus flippante, c'est dire si j'étais emballée... Les autres, plus attractifs, avaient des couvertures New-Age pro-écolo tapissées de nuages et de pommiers, et parlaient tous de guérisseurs et de magnétiseurs, tous des clones de Panoramix sur le plan capillaire. En fait, j'avais rien à foutre là-dedans.

    Du coup, j'ai surfé sur le Net où j'ai trouvé des gens comme moi, enfin si on peut dire : vu que l'plus célèbre d'entre eux se prend pour James Bond, et que son disciple le plus fervent est un millénariste. J'ai failli oublier l'allemande particulièrement douée pour le saccage (psychokinèse sauvage) qui,s'étant crue toute puissante, a fini dans un asile. Ah quel beau monde ! Ca fait envie ! Avec ça, tous ces gens se retrouvent en congrès, en séminaires et même en stage : tous mutants, tous frappadingues et contents d'eux.C'est d'un malsain !

    J'ai finalement choisi de me tourner vers les guérisseurs, ce qui me semble l'exploitation la plus humaine et la plus altruiste d'un don qui peut choisir son expression en fonction du tempérament de celui qui le possède. J'ai donc écrit à une association loi 1901 de guérisseurs (je n'ai, à ce jour, toujours pas de réponse ;-)).
    La télékinésie et ses différentes expressions, ses déclinaisons, font partie de ma vie mais c'est pas ma vie, contrairement aux télékinésistes du net ! Dieu, merci ! Leur trip, c'est de se retrouver pour dérégler des boussoles, faire bouger des feuilles d'alu et des stylos, des briquets. Pas d'quoi s'taper l'cul par terre, j'en fais autant et même sans approcher les mains. Et puis après ? A quoi ça sert ?

    Malgré tout, de mes facultés para-psy, c'est sans doute la plus difficile à accepter.Sans doute, parce que c'est la plus spectaculaire. En fait, il y a longtemps qu'elle s'exprime à travers moi, mais n'ayant pas conscience de l'activer, je la mettais toujours sur le compte d'autre chose. Il a fallu qu'un collègue, mi-dérouté, mi-amusé, m'en fasse la remarque, pour que j'en prenne conscience.


    Oh je ne dis pas que je n'ai plus peur. J'ai moins peur. Par contre, j'ai du mal à garder les yeux fermés sous la douche. Je me lave les cheveux en quatrième vitesse, pour ne pas me laisser surprendre par quelque chose. Je m'accorde moins le droit de me détendre, dans la mesure où me relaxer me fait entrer immédiatement dans un état modifié de conscience. Le corps est aussitôt investi d'une énergie différente. Comment trouver une analogie satisfaisante ? Il se produit comme un bien être hormonal, un bain de quelque chose. Si c'est calmant, c'est également extrêmement puissant. C'est une vibration, comme un instrument de musique qui s'accorderait tout seul. C'est un rapt aussi.

    C'est peut-être ce qui me gêne le plus. La nature est mal faite : pourquoi a t'elle choisi de pourvoir quelqu'un d'aussi réfractaire que moi au paranormal et l'obliger à vivre quelque chose qui va à l'encontre et de ses convictions et de son besoin de tout contrôler ? C'est vraiment curieux !

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    1. peut etre juste pour te faire chier , peut etre que dieu n'est pas celui qu'on croit ...

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    2. Il n'est sans doute pas celui que je crois qu'il est, puisqu'il échappe à toute représentation humaine. Mais il est celui en qui je crois, et cela me suffit. J'ai avec lui un lien de confiance et d'amour qui, au regard de ce que j'ai vécu parfois, m'apparaît comme indestructible. Si Dieu et moi avions dû nous fâcher, il y a longtemps que ce serait fait ! Alors ce que vous pouvez bien glavioter, avec vot'vocabulaire souffreteux et neurasthénique, concerne plus votre pressing que cela ne me regarde, moi.

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    3. « Je n'existe qu’à ceux qui croient en moi. » :D ieu.

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    4. Il demeure, en moi, un fond atavique, très lointain, profondément enfoui et néanmoins irréductible qui vit intensément, si intensément son amour, qu’il peine à se satisfaire des lieux clos. Je vis ma foi comme une moyen-orientale. Je pourrais tout aussi bien prier mon Christ dans une mosquée ou dans un temple, sur un parking, dans un désert, en un jardin sous les étoiles. Et c’est d’ailleurs ce que je fais : je parle avec mon amour, en toute intimité, là où mes pas me portent, là où l’Esprit m’emporte, toujours plus près du cœur. Et pardon pour le prêtre qui officiait ce soir, car je n’ai rien compris à ce qu’il racontait. Je suis simple d’esprit quand il s’agit d’amour. Mais quand Rûmi me parle, je reconnais mon mal et mon bonheur ; mon désir et son aiguillon ; le remède et le poison. Je sais que plus rien ne compte, plus rien n’existe que cet amour et à quel point il excède les lieux d’enfermement, les cages vestimentaires, à quel point il EST ce qui EST. Je voudrais que mon prêtre soit un fou d’amour, plutôt qu’un enfant de Marie. Qu’il me parle de Dieu en langue de feu, en langue d’étoiles. Dans un langage cosmique qui exploserait en arcs-en ciel, en champs de coquelicots, en oiseaux de paradis, en sources claires. Et grand pardon si je blasphème, mais ce sont des jurons d’amour, Seigneur. Et puis faudrait voir à recruter vos prêtres en Afrique, en Inde, en Orient, plutôt qu’à Neuilly sur Seine. Y en a même un qui a un nom à rallonge, si, si ! Alors vous pensez, pour eux, la souffrance, c’est comme un voyage exotique, et même qu’ils nous la recommandent ! En même temps, j’comprends : tant qu’ t’es pas revenu avec la chiasse, des amibes et le palu, ça fait rêver. Faudrait peut-être que vous les fassiez « voyager » un peu avant de nous les refiler, Seigneur. Ils sentent encore l’école et la raie de côté. Et puis, j’voudrais pas être médisante, mais ils se prénomment Côme, ou Etienne…Pas Johny ou Kevin, Seigneur … Et quand on sait qu’ils ont le droit de vote…

      Vous savez, Seigneur, parmi celles qui vous ont aimé, ma préférence va à Marie-Madeleine. A Sainte Thérèse d’Avila et à Sainte Thérèse de Lisieux. Comment ne pas aimer une femme qui est allé chercher ses parfums les plus précieux pour vous laver les pieds, qui les a essuyés de ses cheveux, qui vous a suivi partout et qui vous est restée fidèle jusqu’à la fin, au moment le plus dangereux. Et dire que celle-là tout le monde la traitait de pute et voulait la lapider…La seconde était tellement contente de vous voir qu’elle lévitait de bonheur et naturellement cela gênait ceux qui restaient scotchés au sol. Alors on lui demandait d’atterrir, sauf qu’elle n’y arrivait pas. On l’a instamment priée de réfréner ses ardeurs, de vous aimer plus raisonnablement. Ben tiens, comment peut-on aimer raisonnablement ? Faudra qu’on m’explique ! La troisième vous écrivait des poèmes d’amour et ne vivait qu’à travers vous. Elle vous a écrit ceci. Franchement, si l’amûrr ne rime pas avec démesure, c’est que j’ai rien compris, Seigneur :
      https://youtu.be/9xQiolIQAtA

      Ne vous inquiétez pas, j’irai me confesser, c’est promis.

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  4. Lacs Café au Lait.

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    1. Entonnoir?

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    2. En ton noir ?! Le nom de ces
      lacs est dû à la couleur du plus
      haut lac de ce groupe, qui se
      trouve être marron clair.

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    3. Ni canes ni canards, il y a les « chasseurs d'os » sans hache.

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    4. On tire beaucoup a la chasse d'os des lacs marron clair.

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    5. N’interpénÉTRONS pas beaucoup les choses ! Le « chasseur d'os » sans « h » c'est le casseur d'os : Le gypaète barbu. Celui qu'on appelait
      jadis le phène des Alpes.

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    6. Dans les soirées fondue, nous sommes beaucoup à l'appeler encore le phène des Alpes.

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