05/02/2016

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Les gens me prennent comme je suis ou ne me prennent pas mais je ne changerai jamais pour plaire à quelqu'un, qui que ce soit.

30 commentaires:

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  3. Moi, si ! Autant que faire se peut. Pas envie de me singulariser, la sociologue me tomberait dessus et me rangerait illico dans ses p'tites cases de l'oncle Tom, dans ses castes d'Intouchables. Foutue salope ! Et après on stigmatisera les burkas dans l'espace public, mais que dire des burkas mentales ...

    Aujourd'hui, j'ai perdu ma clef USB avec toute ma vie dessus : carte d'identité, diplômes, carte vitale, n° de sécu, bulletins de salaires ... J'en ai marre !

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    1. La bonne nouvelle c'est que celui qui la trouvera pourra facilement vous retrouver pour vous la rendre. (oui, je crois en l'honnêteté des gens ! en tout cas moi, c'est ce que je ferais. )

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    2. Ou alors on usurpera mon identité ...
      L'honnêteté des gens ? J'sais plus bien, voyez-vous ...

      Là où je bosse, on défend des grands principes, des PGD, des PFRLR, sauf que ce sont les experts de ces grands principes qui savent le mieux les contourner, avec cette subtilité que confère l'habileté à distordre "légalement" ce que la loi dispose. Alors l'honnêteté, l'intégrité, la déontologie, l'éthique, j'en suis revenue un peu, un peu beaucoup même... Le pire, c'est que cela ne m'impacte plus autant que par le passé. Je sais que j'ai vieilli parce que je ne me bats plus contre des moulins à vent. Peut-être que je deviens lâche, moi qui savais si bien claquer les portes et dire "merde !". Et puis, matériellement j'm'y r'trouve... J'ai changé. Je rentre dans le rang mais j'aime moins les gens. Non, ça c'est pas vrai, j'aime toujours autant les gens. Ils m'importent. A ceci près que je serai toujours plus proche du clochard du coin, que du mec qui se fait servir des toasts et des p'tits fours au cabinet. Notez qu'au cabinet on est bien placé pour chier son bol alimentaire. Et vu c'que ces gens là bouffent, ils doivent au moins chier de l'or ;-)

      Quand j'pense qu'il y a une espèce de valet qui grimpe quatre à quatre les escaliers avec un plateau, alors qu'il y a un ascenseur. Faut-il être servile quand même ! ;-) J'ai toujours envie d'le choper et d'lui dire : "Ecoute, Totor, on va pas t'fouetter parce que tu t'facilites la vie ! " Mais paraît qu'ça s'fait pas ! Un genre de protocole, sûrement ? Quelle bande de trous du cul ! J't'en foutrais, moi, des grands principes républicains, enculé !

      Pau'v Beregovoy, j'comprends ce qu'il a vécu, ressenti, souffert. Tu m'étonnes ! Moi, j'crois pas que les enfants d'ouvriers doivent s'affranchir de leur condition. Je pense que le prolo ne doit pas s'efforcer de ressembler, de devenir, d'atteindre une condition qui n'est pas la sienne à l'origine. Ca marche pas, ce genre de greffe. Faut aller au plus simple : il faut que l'ouvrier prenne le pouvoir, le contrôle, qu'il s'approprie les outils du Capital, ses moyens de production et qu'il réalise un monde à son image. Et j'aimerais aussi que le mec qui va porter son plateau au p'tit calvitié, arrête de courir dans les escaliers. Ca m'fait mal pour lui. Y a trois ascenseurs dans c'te vieille baraque et l'serveur monte quand même à pied ... Faut qu'ça s'arrête ce genre de saloperie. Faut vraiment qu'ça s'arrête !

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    3. Oui mais peut-être qu'il aime bien faire de l'exercice. (vous savez il y en a qui paie pour s'inscrire à une salle de sport, et il y en a qui aime courir juste pour courir (ça s'appelle le running de nos jours)) Faudrait lui demander, peut-être qu'il préfère être actif. C'est pas comme s'il était au fin fond d'une mine de charbon à se ruiner les poumons, ou sur une mine de soufre à se ruiner la santé (j'ai vu un jour un reportage sur les forçats de la dernière mine de soufre quelque part en Asie, il se casse le dos, les poumons, tout.)

      Tenez, je l'ai retrouvé :

      https://www.youtube.com/watch?v=IDRCzZX6n_o

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    4. Comparaison n'est pas raison. Cela dit, vous n'avez pas tort. Il est fort probable que le serveur en question est heureux de sa condition et qu'il en retire de la fierté. Il est même probable qu'il soit bien payé pour le service qu'il rend. C'est moi qui projette. Probablement que cela n'est insoutenable que pour moi.

      Maintenant, je trouve un peu facile l'argument qui consiste à légitimer une situation en la comparant à ce qu'elle n'est pas (dans le pire). C'est un peu comme si je refusais d'entendre la souffrance d'un unijambiste, au seul chef qu'il existe des cul-de-jattes ... C'est complètement con !

      Voilà, ça c'est dit ! Revenons maintenant aux travailleurs indonésiens des mines de soufre. Comment pouvons-nous tolérer, nous, pays riches (oui, riches indépendamment de nos dettes publiques) que de telles inégalités, un tel irrespect de la vie humaine, voire un homicide légalisé par les lois du marché, puisse se commettre sous nos yeux, au XXIe siècle ? Pire que cela, comment pouvons-nous accepter d'y contribuer en participant, en jouissant, de cette exploitation ?
      Je constate, et je le déplore, que la progression du droit (en matière de discrimination, en matière de conventions internationales, en matière de dignité humaine, en matière de droits de l'homme) soit souvent en décalage avec l'évolution de la société. Parfois même, plus le droit avance et plus la société régresse. Et plus la technologie de pointe se développe, plus l'humanité recule. Mais il faut continuer de croire dans le meilleur et continuer d'oeuvrer à transformer le monde, même si l'on sait que cela ne se fera qu'à doses homéopathiques, même si à chaque fois ce n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. Que faire d'autre ? Des révolutions ? Moi, je suis pour les révolutions, mais plus personne n'est prêt à s'engager pour ça.

      Ps : je n'aime pas trop votre réflexion sur le "running". Ca ce sont des réflexes de patron d'entreprise ou de cadre dynamique. Bref, des références de nantis. Je ne crois pas que l'employé qui grimpe quatre à quatre les escaliers (voire les escaliers de service, sans ascenseurs, conçus au XIXe siècle pour la domesticité) s'inscrive dans cette logique sportive, compétitive, "in", et self-made (wo)men, voire libérale (culture du corps, de l'apparence, de l'entreprise, jeunisme exacerbé).

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    5. Je suis sûr qu'il y a des ouvriers, des chômeurs ou de simples employés adeptes de la course à pied, (qu'ils appellent ça "running" ou pas) et pas forcément que des patrons ou des cadres dynamiques.

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    6. Evidemment qu'il y en a, mais avouez que cela participe plus d'un ethos de classe, ou professionnel, d'une psycho-dynamique de groupe, qui ne relèvent pas franchement de "la culture du pauvre", pour reprendre le titre d'un ouvrage de Richard Hoggart.

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    7. Vous connaissez Serge Girard ?

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    8. Le conseiller financier ... ? ;-) (j'viens d'aller voir sur Gougueule)
      Non, je n'en avais jamais entendu parler avant que vous ne le fassiez.

      Savez-vous à quoi sert une exception ? A confirmer la règle.

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  5. vous voudriez changer, que sans doute vous ne le pourriez pas

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    1. Raison de plus pour ne pas essayer de changer pour quelqu'un...

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  6. comment être sûr qu'on n'a jamais imité aucun modèle, consciemment ou inconsciemment ?

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    1. Impossible d'en être sûr. On est tous influencés par un tas de choses, des pensées, des comportements, etc. mais sans forcément en faire des modèles conscients ou non.

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  7. Aucun rapport, mais je viens de lire ça et j'avais envie de le partager.
    C'est cruel mais qu'est-ce que c'est vrai, et puis surtout qu'est-ce que c'est drôle !

    http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n129-fevrier-2016/

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    1. Ça a le mérite d'être piquant. Même si dans le fond, depuis quand pleurer serait honteux voire une faiblesse ? je ne suis pas de son avis. Une émotion est un état transitoire, après on passe à autre chose, j'ai l'impression qu'il cantonne et limitent ceux qui ont pleuré à leur émotion.

      Et concernant sa distinction "second/deuxième", pas d'accord non plus, moi je suis de l'avis de l'académie, ce sont des synonymes selon moi.

      https://fr.wiktionary.org/wiki/second

      " Selon l’Académie française (aussi [1]), second et deuxième seraient des synonymes parfaits, second appartenant plus au langage relevé. Néanmoins, certains considèrent que second s’emploie généralement quand la série se limite à deux (voire parfois à trois), alors que deuxième est l’élément d’une série pouvant se prolonger (sources : [2], [3])."

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    2. Ce n'est pas ce qu'il écrit. A aucun moment, il ne dit que pleurer est honteux. Ne lui faites pas de faux procès. Vous conviendrez qu'il y a un temps pour tout et que gérer ses émotions ne signifie pas les réprimer mais les tenir en laisse pour ne pas les convoquer en dépit du bon sens. Vous savez bien que, souvent, l'excès d'émotion dessert le message qu'on voudrait délivrer. Dans l'ordre des émotions, reconnaissez que la colère, même justifiée, est plus porteuse de préjudice que créatrice de droit. Il en va de même des autres formes d'émotions lorsqu'elles se manifestent à l'excès et de manière intempestive.

      "Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
      Tu feras bien, en train d'énergie,
      De rendre un peu la Rime assagie.
      Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?"
      VERLAINE

      Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ? L'émotion ? ;-)

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    3. De toute façon, on ne choisit pas, ni ses émotions ni ses aptitudes à les contrôler...

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    4. Le contrôle ça s'apprend. Dans le monde du travail, par exemple, c'est une question de survie ... Vous vous voyez, vous, mettre, par exemple, deux claques à vos collègues ? Cela m'est arrivé, lorsque j'étais jeune. Je n'ai pas mis deux claques à mon collègue, je l'ai juste attrapé par le col de sa veste et claqué contre le mur (bon, faut dire qu'il ne faisait qu' 1m60). Ben, j'ai été licenciée, figurez-vous, et ce connard a porté plainte à la police ! En plus !! ;-)
      Cela dit, des fois les flics sont vachement sympas, quand j'ai donné ma version, ils en ont eu des fous rire !).
      Aujourd'hui, je vous jure bien que je ne frappe plus mes collègues ! Ca coûte trop cher !

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    5. On ne choisit pas son degré de facilité à apprendre à contrôler ses émotions, ou autrement dit, on ne choisit pas d'être doué ou pas dans l'apprentissage du contrôle de ses émotions.

      Vous regardez Blue Jasmine de Woody Allen ? Ça a l'air pas mal.

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    6. Ah ! J'vais r'garder ! Bonne idée !
      Merci de me l'avoir signalé.

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    7. Bof ! Le seul personnage sympa, là-dedans, c'est Ginger.
      Le déclassement social des riches, c'est pas un truc qui me touche.
      Qui ça peut toucher, d'ailleurs ?
      Et dire que j'avais envie de voir ce film au cinéma !

      Par contre, j'ai vu un Scorcese magnifique, récemment, et même féérique :
      https://youtu.be/DTh1HjLLkKg

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    8. Oui au final plutôt bof, même si j'ai regardé jusqu'au bout, ce qui est plutôt rare dans mon cas en ce qui concerne les films, si je n'avais pas aimé du tout, j'aurai éteint rapidement. Je retiens la belle performance d'actrice de Blanchett.

      Concernant Hugo Cabret, c'est pas ma came... Ca me fait un peu penser à Harry Potter dont je ne suis pas fan non plus.

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    9. Pour ce qui a trait à Hugo Cabret, je doute grandement que nous ayons vu le même film ! Je n'y vois vraiment aucune similitude avec Harry Potter. C'est un bel hommage rendu à l'histoire du cinéma, particulièrement celui de Méliès, mais pas seulement. Et il me semble, sans jugement de valeur aucun, qu'on ne peut rester insensible à la magie de Méliès et au génie de Scorcese. Je subodore que vous vous fiez à la bande annonce qui, malheureusement, n'est pas représentative de toute la dimension poétique du film. On peut y voir aussi un clin d'oeil au cinéma allemand des années 20, celui de Paul Wegener et Carl Boese , entre autres. Nous voilà fort loin de J.K. Rowlings et de la Warner Bros.
      Je vous invite à le voir ou à le revoir.

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    10. En effet, je n'ai vu que la bande annonce. Si un jour je tombe sur le film, je lui laisserai une chance de me plaire.

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  9. Ah vraiment, Monsieur Opresco ? Il me semblait plutôt que consentir à devenir adulte supposait un certain nombre de renoncements, une bonne dose de courage et la capacité d'assumer ses responsabilités.

    Quant aux lois, normes et éventuelles sanctions que vous évoquez, elles sont nécessaires à la protection des plus faibles et à l'intérêt général. Rousseau lui-même consent à la nécessité du contrat social, condition sine qua non de toute liberté (même dans les fers). Aucune démocratie digne de ce nom ne saurait en faire l'économie.

    Je vous rappelle que la loi, au-delà de son aspect contraignant, est aussi créatrice de droits. Prenons, par exemple, la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des handicapés. Il s'agit là d'une avancée majeure en matière de lutte contre les discriminations. D'autre part, pour ce qui a trait aux normes, dont vous déplorez l'indexation (cela dit "édiction" me semble plus approprié, mais glissons sur la sémantique ...). Je vous rappelle qu'au sommet de la hiérarchie des normes figurent les textes constitutionnels. Or, que sont-ils ces textes ? Rien de moins que la DDHC (déclaration des droits de l'homme et du citoyen), le Préambule de 46 créateur de droits sociaux et la Charte de l'environnement. Quant aux sanctions, avant qu'elles ne tombent il existe des recours qui, dans le cadre d'une saisine, par exemple, se muent en préconisations que l'on appelle des décisions. Exemple : les décisions du Défenseur des Droits (actuellement Jacques Toubon). Les "mis en cause" ne sont pas toujours sanctionnés, on préfère, et de loin, la sensibilisation, les rappels à la loi, plutôt que les sanctions. Tout ne se règle pas au pénal, Dieu merci. C'est aussi ça, la démocratie et, quoi que l'on en dise, malgré les dérapages et les prés-carrés, nous sommes encore dans un Etat de droit. Soyez assuré que chaque jour des juristes, des avocats, des directeurs de communication, des agents de l'Etat, des délégués territoriaux avec l'aide d'autres acteurs (universitaires, sociologues, psychologues, médecins etc) veillent non seulement à l'inter-disciplinarité, mais à l'interaction du droit avec d'autres spécialités, d'autres approches et surtout avec le tissu social. Tous se battent pour vos droits !

    Reste, bien entendu, nul ne le niera, l'inadéquation de certaines politiques publiques avec ce que nous serions en droit d'attendre humainement. Si le monde était parfait, ça se saurait, mais considérez qu'ici, en France, vous n'êtes pas si mal loti. Se pose aussi la question de la constitutionnalisation de principes dont le bien-fondé resterait à débattre : la déchéance de la nationalité dans sa dernière mouture, pour ne pas la citer, la prolongation de l'état d'urgence aussi. Je ne me prononcerai pas sur ces questions sensibles, mais je conçois qu'elles alertent ...

    Pour "l'effet de masse" (selon votre terminologie°, je n'ai pas le temps d'en débattre, mais j'y reviendrai.

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