04/02/2016

7139

Quand vous cessez de penser à ce que vous pourriez ou devriez être ou pas, ce que vous êtes se déploie.

La pensée de soi limite soi.

La pensée limite.

5 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  2. C'est extrêmement juste !

    En même temps, je côtoie une sociologue qui ne peut pas me sentir. Ce n'est pas de mon fait, croyez-le bien. Et, voyez-vous, quand d'autres s'accordent à me trouver des qualités (supposées, je vous l'accorde), elle, qui me connaît à peine, me déteste et me méprise instinctivement. Nous avons si peu échangé que je crains que ce ne soit ni mes compétences (ou mes incompétences), ni mon mode d'expression toujours courtois et nuancé (je mesure toujours ce que je dis, sauf sur internet ! Encore que ... ;-)) qui me doivent cette inimitié(euphémisme). Non, c'est bien plus basique, infiniment plus primaire que cela : ma tête ne lui revient pas ! ;-)

    Alors, sans doute que "la pensée de soi limite soi", mais la pensée de l'autre vous limite tout autant, si ce n'est plus ...

    Le plus drôle est d'imaginer comment cette sociologue qui se dit foucaldienne, bourdivine et deleuzienne (rien qu'ça ! ça doit être un sacré bordel dans sa tête... on ne sait que choisir ! ;-)) construit ses grilles de lectures. Si son champ d'exploration est aussi réducteur que son champ de vision, je me dis que je ne suis pas la seule à être illégitime. On se sent moins seul, du coup ! ;-)

    Bref, je ne m'attarderai pas sur sa révulsion à mon égard, d'autant que je ne peux même pas lui retourner la politesse : elle ne m'inspire rien, ni antipathie, ni sympathie, juste rien.

    Néanmoins, je sais d'emblée que je fermerai ma gueule lors des réunions de travail, au simple chef que je n'ai pas envie d'essuyer une remarque désobligeante. Par conséquent, ce n'est pas moi qui me limite, c'est elle qui me refuse son "cénacle". C'est d'autant plus pernicieux que je suis censée être force de proposition, et elle le sait, et elle le refuse de tout son être, de toute sa subjectivité, de toute son irrationalité. Elle me refuse tout droit à l'existence. Mon "intelligence", mes "fulgurances", mon regard neuf, mes compétences juridiques, ne l'intéressent absolument pas. Ma gueule ne lui revient pas. C'est tout !

    Et du coup : ben ça me rend con, maladroite ou mutique. Et cela risque de me rendre plus con, plus maladroite, plus mal à l'aise de jour en jour. C'est le but ! Elle voudrait tellement que je colle à l'image qu'elle se fait de moi. Ce n'est pas ma pensée qui me limite, en l'occurrence, c'est la sienne ! ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, la pensée est une maladie contagieuse... ;-)

      Quand quelqu'un pense du mal de soi, cette pensée, souvent, s'immisce, influence, provoque en soi, des pensées qui limitent...

      La liberté est hors de toute pensée intérieure ou extérieure, mais on ne peut atteindre à cette liberté en y réfléchissant... car réfléchir c'est ajouter des pensées...

      Supprimer
    2. Si je traduis : c'est de ma faute quoi ! ;-)
      Ben voyons !

      Par exemple, quand une personne de couleur se fait agresser du fait de la couleur de sa peau, c'est nécessairement parce qu'elle pense que sa couleur est une offense. C'est d'sa faute quoi ... ! ;-)

      Quand une femme se fait violer, c'est aussi parce qu'elle l'a bien cherché. C'est tout le mal qu'elle pense d'elle-même et de sa condition qui provoque chez l'autre des pulsions sadiques. C'est d'sa faute aussi ! ;-)

      Quand une personne âgée reçoit des coups et des mauvais traitements dans une maison de retraite, c'est sa très grande faute, c'est parce qu'elle sait qu'elle est incontinente et dégoûtante et qu'elle ne mérite pas de vivre.

      Liste non exhaustive.

      Supprimer
    3. Vous m'avez mal traduit, mais c'est pas de votre faute, c'est votre pensée. ;-)

      On n'y peut rien à ce qu'on pense...

      Pensez-vous être maître de vos pensées ?...

      Supprimer