17/01/2016

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Cette phrase est totalement absurde, vous avez des pieds ?

4 commentaires:

  1. Louis Veyrenc de Bilhc, lui, a toujours des pieds dans sa phrase, il tient ce tic de son aïeule et versifie comme il respire quand d'autres parlent à contretemps, à contresens aussi. Ce n'est pas si absurde, compte tenu que cette façon de scander la vie en vers de douze pieds introduit une distance, à nulle autre pareille, entre lui-même et le fracas du monde.

    (Cf : "Dans les bois éternel" de Fred Vargas)

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  2. A propos d'absurdité, ou de cohérence, ou de cohérence dans l'absurdité, il y a quelque chose qui me taraude depuis hier. Peut-être depuis plus longtemps mais qui revient avec acuité depuis hier. Je ne sais pas trop comment formuler ça ...
    Hier, je repensais à une affaire qui a fait grand bruit dans ma région (la Picardie), il s'agit de l'affaire Elodie Kulik. Et, en cherchant des détails techniques, sur cette affaire, à savoir comment ses agresseurs ont fait pour immobiliser son véhicule alors qu'elle roulait tranquillement, j'ai appris, en lisant des articles sur le net, que ses parents avaient déjà perdu deux de leurs enfants dans un accident de voiture. La question qui me taraude, c'est pourquoi le destin s'acharne sur ceux qu'il a déjà frappés ?
    Tout à l'heure, je repensais également à un camarade d'école auquel j'étais très liée. Il était très grand, toujours élégamment vêtu de noir, un dandy, et le seul à porter en permanence une paire de gants en cuir noir. Le seul à jouer d'un instrument qui, à cet âge, ne faisait pas florès : le violoncelle. Et puis, un jour que je ne lui demandais rien, il m'a conviée à regarder plus attentivement ses mains : il lui manquait un doigt (j'avoue que s'il ne me l'avait pas dit, très honnêtement, je ne l'aurais pas remarqué). Il m'a raconté que, tout petit, il avait malencontreusement passé la main à travers les barreaux de la cage des singes, au zoo. Quelques années plus tard, il est parti faire une grande école, dans le sud de la France. Un soir qu'il revenait en voiture sur Paris, il s'est endormi au volant et a percuté un arbre. Il est mort. Et là, je ne peux m'empêcher de remarquer que c'est sur ce petit garçon qui s'est fait arracher un doigts dans des circonstances horribles que le sort s'est une fois de plus acharné.

    C'est comme si, des drames que nous vivons, puis dont nous nous relevons, quelque chose, comme une ombre qui plane, nous avait identifiés, ciblés, sans plus jamais nous perdre de vue. Attendant même le retour du bonheur, dans nos vies, pour nous frapper de plus belle !

    Est-ce que c'est totalement absurde de penser (voire croire à ça) ? Est-ce qu'on aurait tort de se réjouir trop vite quand le bonheur revient ? J'avoue qu'en ce moment, tout cela me perturbe et me fout un peu la trouille.

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    1. La roue tourne et parfois elle s'arrête, elle ne tourne plus et parfois elle se remet à tourner. C'est le hasard qui la fait tourner ou s'arrêter.

      Cela dit, les distraits ou les casse-coups ou les "j'agis puis je réfléchis après" ont davantage d'accidents que les autres, c'est simplement logique. Ma cousine est morte au volant de sa voiture il y a près de 10 ans, seule, en pleine nuit, contre un arbre (certainement la somnolence et/ou un peu trop d'alcool), mais quelques mois auparavant elle s'était déjà retrouvé avec sa voiture dans le fossé dans les mêmes circonstances... C'est pas que "le destin s'acharne", c'est plutôt qu'elle n'était pas assez attentive dans certaines circonstances.

      Quant à la malchance qui poursuit une même personne, et qu'elle se retrouve au mauvais moment au mauvais endroit à plusieurs reprises au cour de sa vie, c'est le hasard. Le hasard total. Tout comme certains, par hasard, gagne plusieurs fois le gros lot au Loto. C'est la loi des probabilités, la courbe de Gauss. Certains dans leur vie auront beaucoup de malchance, d'autres bcp de coups de chance et la majorité un peu des deux.

      Quoi qu'il en soit je ne crois en rien au destin. Tout se détermine sans cesse selon les mille circonstances qui entourent une situation, mais rien n'est prédéterminé (si ce n'est génétiquement, et encore, même avec un génome identique certains développe une maladie et d'autres pas).

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    2. Dis comme ça,ça m'va !

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