16/12/2015

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Les mots n'ont aucune importance, les miens inclus.

La réalité se fout de nos mots, pensées et questions.

Ce qu'on pense de la vie ne change rien à la vie.

10 commentaires:

  1. Laissez-leur au moins leur beauté et leur drôlerie quand ils en ont. La vie ira comme elle le peut, avec les mots déposés comme de petites couronnes sur sa tête.

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    1. Je ne leur enlève que leur importance, voire leur prétention, rassure-vous. ;-)

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  2. Pourtant, il arrive que la réalité nous emmerde avec ses mots, ses pensées, ses questionnements, ses sms aussi ! Sont pas bien les gens ! Même quand ils vous connaissent depuis seulement quatre heures, ils vous envoient déjà des sms. Vous faites déjà partie de leur vie ! Quelle horreur !

    Je crois que je n'aime pas les gens : leurs besoins, leurs attentes, leurs instincts. Des fois, on a juste envie de leur mettre des coups de pieds pour qu'ils vous lâchent !
    Et puis, vous avez remarqué ? Les gens se connaissent à peine, ils se disent déjà : "bisous machine", "bisous machin". Non mais quel monde ! En fait, on ne peut pas être simplement gentil (le) avec les gens ! Ils ne vont pas mieux dans leurs slips que dans leurs têtes. Ils me dégoûtent ! C'est rien d'le dire !

    Sur ce, je file à un concert de Noël. Ca va me laver ! Je me sens dégueulasse au contact des autres des fois ! J'ai comme des envies de récurer tout ce beau monde !

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  3. En fait, si j'avais été un homme, j'aurais fait curé. Curé en soutane, avec un uniforme qui se repère de loin, un peu comme une clochette de lépreux ! Aucune ambiguïté possible !

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    1. Oui mais il y aurait encore davantage de gens qui seraient venus vous parler, vous trouver, et surtout ils auraient encore attendu davantage de vous, de part ce rôle de curé. La soutane attire ceux en demande d'aide, d'explications, de contact,...

      Un curé qui n'aime pas les gens, ça doit être l'enfer pour lui...

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    2. Je ne déteste pas les gens. Je n'ai tout simplement pas le même mode de fonctionnement. Notez que je ne leur en veux pas. Lorsqu'ils me rencontrent, il y a sans doute tromperie sur la marchandise. Extérieurement, je donne le sentiment de quelqu'un de chaleureux, souriant, qui a la communication facile, un vrai sens du contact. Intérieurement, je suis austère, je n'ai guère besoin de la compagnie de mes semblables et ne leur offre que dans le cadre d'engagements ponctuels, de services à rendre bien définis, de disponibilité cadrée. Il peut y avoir un engagement pratique de ma part, mais je ne crée pas d'engagement relationnel.
      J'imagine que je dois avoir une grosse part de responsabilité dans ce dysfonctionnement relationnel. Je laisse les gens m'aborder facilement, je les laisse glisser très vite vers le tutoiement, sans tiquer, je les laisse s'approprier mon prénom (qu'ils me demandent très vite, sans que je leur demande le leur, c'est eux qui me le donnent !). Je les laisse me donner leurs coordonnées (que je ne leur ai pas demandées !), en m'arrangeant pour ne pas donner les miennes. Et puis, il m'arrive de finir par lâcher mon numéro de portable, par pure civilité, pour ne pas être en reste et surtout parce que je m'en veux d'être aussi "sauvage". Mal m'en prend parce que les gens n'ont pas de limites. Ils vous bombardent de sms quelques heures après vous avoir quitté (Répondre à un sms, ça va encore. Répondre à plusieurs sms vous coupe de votre activité et peut devenir très chiant !), comme si vous aviez déjà créé un vide dans leur vie. Et puis vous voilà quitte d'un rendez-vous que l'on vous impose le soir même et que vous êtes naturellement obligé de différer pour le lendemain, parce que vous avez une vie et d'autres priorités. Sauf que le lendemain, vous vous apercevez que ce n'est pas possible non plus et donc vous vous arrangez pour différer, en motivant très sérieusement ce qui vous force à décliner, tout en restant très correct et très souple jusqu'à faire l'effort de proposer une autre date que vous serez sûr d'honorer.
      Mais voilà que l'autre, que vous connaissez à peine, à qui vous ne devez aucun compte, vous bat froid et vous en veut comme si vous étiez amis depuis 20 ans ! C'est surréaliste !
      Et vous voilà culpabilisant d'avoir blessé un étranger à qui vous n'avez rien demandé, rien promis, mais qui s'arrange pour vous faire vous sentir incivile, voire méchante. Comme si vous aviez besoin de cela avec toute la culpabilité que vous vous trimbalez déjà depuis des plombes ! Résultat des courses : vous n'êtes pas bien. Il y a comme une tache dans votre vie qui vient souiller votre karma et forcément cela aura des répercussions sur votre existence. Vous pensez que vous êtes égoïste, que vous n'avez aucun souci des autres, que votre attitude ressemble à du mépris et que vous n'avez pas traité l'autre comme une fin mais comme un moyen, un instrument de communication passager sans investissement personnel.

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    3. Quel est le juste milieu dans la relation aux autres ? Comment leur expliquer que je ne fais pas la bise, ni physiquement, ni par écrit, sauf à les connaître et à les pratiquer depuis longtemps. Sauf à avoir créé un lien de confiance et d'amitié à long terme. Lien que je suis incapable d'avoir à court terme. Que le tutoiement ne m'est pas naturel, mais que cela n'empêche pas une vraie convivialité. Que je ne peux pas leur faire une place dans ma vie, du jour au lendemain, parce que je ne les connais pas et que je n'en ai pas envie. Comment expliquer aux gens que, dans ma conception des échanges (aussi chaleureux soient-ils) le coup de foudre amical ou affectif n'existe pas en 5 minutes ? Est-ce l'ère du numérique et sa vitesse qui transforme à ce point la communication entre les gens, au détriment de la courtoisie, de la construction progressive des relations et du lien de confiance. Comment se fait-il que la chaleur humaine se décode aussi tôt chez l'autre en droit immédiat à la familiarité et à la proximité, voire pire ?

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    4. Moi, je suis "sauvage" comme vous dites, mais je ne m'en veux pas du tout. Je n'ai pas d'amis et je n'en désire pas. Non pas que je déteste les gens, mais je n'ai simplement pas besoin de leur compagnie, ma tranquillité est ce qui m'est le plus précieux.

      Je n'ai pas besoin de "raconter ma vie" à un ami, ni d'écouter ses bonheurs et malheurs personnels. Raconter, ici sur ce blog, quelques bribes de ce qu'est ma vie me suffit amplement.

      Non pas que je ne m'intéresse pas à la vie humaine, mais quand je m'y intéresse, les reportages, interviews, témoignages que je peux voir ou lire sur l'écran (télé, ordinateur,...) me suffisent. Je n'ai pas besoin d'un rapport personnel. Je garde mon entière liberté.

      Je m'intéresse aux autres quand j'en ai envie. Manquerait plus qu'un type m'appelle en pleine nuit pour me dire que sa femme est parti avec un autre... Le pire, c'est que je lui répondrai : je m'en fous. ;-)

      Personne ne souhaiterait m'avoir comme ami. ;-)

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    5. C'est mon portrait ça ? (rien de plus que vous...). C'est méchant. Je ne suis pas à ce point fermée à l'autre. Je m'engage associativement pour échapper à ça. Je donne du temps, de la présence, de l'écoute quand il le faut. Je réponds à l'appel (cette année, j'ai cru pouvoir le faire mais je suis retenue en province pour les fêtes de Noël) quand le groupe de bénévoles catholiques, auquel j'appartiens, me sollicite. Je suis la seule à embrasser les clochards du quartier. Et si je n'embrasse pas les autres, comme je le disais ultérieurement, c'est qu'ils ne sont pas dépourvus de ce type de contact et n'ont donc pas besoin que je le leur offre.Il y a une différence entre "besoin"et "envie"... Aucun dégoût de ma part pour le "corps supplicié". Par contre, je peux éprouver un réel dégoût pour les gens qui se croient irrésistibles, sans jamais avoir conscience que l'arrogance, comme la bêtise, défigurent. La laideur d'un imbécile est irréversible, une fois qu'on l'a perçue, rien ne pourra jamais vous la faire oublier, quels que soient les traits de la personne. C'est rédhibitoire !

      J'avoue, il est vrai, que je n'éprouve pas la nécessité de revoir dans la même journée quelqu'un avec qui j'ai pris la peine de discuter une heure durant sur un bout de trottoir mais avec qui, pour autant, je n'ai pas envie (ni la possibilité d'ailleurs !) de passer la soirée. D'autant que je n'ai pas engagé, moi-même, la conversation avec cet autre. J'ai partagé un moment, je ne suis pas allée le quémander. Et puis, merde à la fin ! Ne peut-il y avoir de gratuité des échanges, sans que ceux-ci vous engagent nécessairement au-delà du moment.

      Quand je croise un chien, ou un chat, sympas et que je les flatte d'une caresse, je ne me mets pas immédiatement en quête de les adopter (ça m'est arrivé, certes). Je crois que je viens de mettre l'accent sur quelque chose : si je ne m'engage pas facilement relationnellement, c'est que je connais la valeur de ce type d'engagement.
      Aujourd'hui, les gens s'emballent immédiatement les uns pour les autres, comme un enfant le ferait d'un nouveau jouet, ou un acheteur compulsif d'une babiole (il le/la leur faut immédiatement).
      Et après, on s'étonnera que les relations affectives (amicales, sentimentales) avortent aussi vite qu'elles se sont nouées.

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    6. Je vote pour la gratuité des échanges. Tellement plus simple, beau et logique à mes yeux.

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