15/12/2015

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Je n'ai rien à faire, le temps est mort, plus même besoin de le tuer.

6 commentaires:

  1. Ben moi, j'ai plein de trucs à faire et je les fais très très doucement ! ;-)
    J'ai honte !

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    1. Vous croyez en dieu ? Vous croyez qu'il y a quelqu'un qui vous observe ? C'est pour ça que vous avez honte ?

      En ce qui me concerne, même si Dieu existe, j'emmerde son jugement. ;-)

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  2. Oui, je crois en Dieu. J'ai même la foi du charbonnier, comme tous les gens simples...simplets, peut-être.
    Je crois, en effet, non pas qu'on m'observe mais que ma mère est, et sera toujours présente à mes côtés.Et, en effet, je n'aimerais ni la peiner, ni l'offusquer, par mes agissements. Disons que je ne voudrais pas troubler son éternité et que je me sens redevable de la vie qu'elle m'a donnée et des sacrifices qu'elle a pu faire pour moi. J'avoue que je ne me sens pas très fière de moi lorsque je manque à mes devoirs et que je joue les atermoiements : quand je diffère, quand je procrastine, quand je me soustrais à toute discipline, quand je suis laxiste, quand je laisse filer une journée sans en tirer parti, ce qui m'arrive bien trop souvent.

    Quant à Dieu, je ne me sens pas dans un rapport de "jugement", mais d'amour avec lui. S'il n'y avait pas cette confiance et cet amour, dans mon rapport à Dieu, ça ne m'intéresserait pas. Moi qui n'aime pas beaucoup l'autorité, qui n'ai jamais bien supporté les rapports hiérarchiques, ni les règlements intérieurs, pensez-vous vraiment que je pourrais avoir envie de créer du lien avec une sorte de patron-juge ? Je n'ai jamais fonctionné à l'intimidation, ni à la menace. Comme dit l'autre, je suis une mouche, on ne m'attrape pas avec du vinaigre. Je ne fonctionne qu'aux sentiments.

    Si vous passez un jour par la paroisse St Séverin (Paris Ve), allez donc vous asseoir sur Vousle banc qui se trouve dans la chapelle latérale dédiée à Sainte Thérèse de Lisieux. On y voit une grande photo d'elle, enfant, avec ce regard tellement intense et pénétrant qu'on se sent immédiatement submergé par une vague d'amour qui vous dépouille et qui vous met à nu, qui vous connaît dans toutes vos imperfections, et qui vous met à genoux, sans violence, sans prosélytisme, sans calcul. C'est difficile à expliquer, il faut le vivre. Mais peut-être que si, par curiosité, vous empruntez un jour le déambulatoire qui mène à cette chapelle, vous aurez une petite idée de la raison pour laquelle on peut croire en Dieu.

    Vous êtes libre, comme vous le clamez incessamment, d'emmerder Dieu et son jugement. Vous êtes parfaitement libre de ne pas croire, ce n'est pas moi que ça dérange. A vrai dire, je m'en fous, ce n'est pas mon problème. Je vous ferais simplement observer que "le droit au blasphème n'en fait pas un devoir", comme le dit très justement Régis Debray dans une interview qu'il a consacré à "Marianne" (n°946), il ajoute même : " qu'il faut dans les rapports entre cultures un minimum de civilité".

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    1. Je ne suis pas né pour plaire à ceux qui m'ont mis au monde.

      Ce sont des êtres que je respecte, que je laisse libre d'être ce qu'ils sont, ils font le mieux qu'il peuvent, comme chaque être, mais leurs jugements n'ont pas à influer sur mes actes ou mes pensées.

      Je ne leur suis pas redevable d'exister, je ne leur ai rien demandé ; de même, s'ils ne m'avaient pas mis au monde, je ne leur en aurais pas voulu. Ils ne m'ont d'ailleurs pas choisi, tout comme je ne les ai pas choisis. Il s'est simplement passé ce qu'il ne pouvait être évité.

      Je ne chercherai jamais à empêcher qui que ce soit de croire. Si le blasphème était un devoir, ça ne serait qu'une autre religion... ;-)

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    2. Je ne suis pas né pour plaire à ceux qui m'ont mis au monde. ..
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      Vous n'êtes pas nécessairement né pour leur déplaire non plus, ni pour les contrarier, les peiner, ou les torturer à tout prix, que je sache ! Sauf à être un foutu psychopathe et un pervers narcissique.

      Je n'ai pas dit que les parents étaient exempts de défauts, s'ils l'étaient nous ne pourrions pas les aimer. C'est peut-être au moment même ou l'on prend conscience que nos parents ne sont, ou n'étaient, somme toute, que des pauv'gens qui ont fait ce qu'ils pouvaient avec ce qu'ils étaient : parfois mal, parfois injustement, souvent maladroitement, qu'on les en aime d'autant plus ... Ce que, moi, j'ai aimé le plus, chez ma mère, ce n'est ni sa force, ni cette incommensurable énergie qu'elle puisait je ne sais où ! Non, ce que j'ai aimé chez elle, au delà de ce qu'elle était, ou n'était pas; au delà des ses "trop" ou de ses "pas assez", c'est cette petite fille de 4 ans qu'elle est toujours restée et qui, soudain privée de sa maman, s'est retrouvée projetée dans un monde où il lui a fallu immédiatement devenir adulte, sans avoir jamais eu le temps d'être enfant. J'ai beau savoir que ce n'est pas très sain, mais j'ai toujours eu le désir de réparer ma mère. Je n'ai pas eu le temps de le faire. C'est un de mes grands regrets. Alors, peut-être qu'au delà de son absence, je continue à vouloir la rassurer...
      Moi aussi, je fais ce que je peux avec ce que je suis. Ce n'est sans doute pas très brillant, mais bon ... La vie nous est livrée sans mode d'emploi.

      Ps : Vous avez raison, on ne choisit pas ses parents. Cela dit, si, aujourd'hui, on me donnait le choix, je choisirais quand même ma mère et surtout pas une autre !

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    3. En effet, pas né non plus pour leur déplaire ou leur faire du mal. Je ne suis d'ailleurs pas né pour faire du mal à qui que ce soit, moi inclus.

      Chacun écrit le mode d'emploi de sa vie à mesure qu'il la vit. A chaque vie son mode d'emploi, puisque chaque vie est unique et à usage unique.

      Partant, jamais vous ne m'entendrez dire à quelqu'un d'autre ce à quoi il devrait employer sa vie...

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