16/11/2015

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Chaque jour, des hommes, des femmes, des enfants meurent à divers endroits du globe, des suites d'attentats, de violences, d'agressions, etc. Le nombre de kilomètres qui nous séparent d'une personne morte ou en souffrance ne change foncièrement rien à l’événement ni à cette souffrance. La souffrance d'un être proche de l'endroit où on se trouve ne vaut pas davantage que celle d'un autre souffrant à des milliers de kilomètres.

Si on souffre parce que des êtres ont été lâchement pris pour cible à Paris, alors il faut souffrir tous les jours, car ça se passe tous les jours au moins à un endroit sur Terre.

La joie et la souffrance existent conjointement sur Terre, à chaque instant, et bien que d'autres souffrent, on peut expérimenter la joie. La joie n'est pas un manque d'humanité, au contraire. Le fait que d'autres souffrent ne peut être une raison de s'obliger à souffrir. Mais je sais que l'être humain ne peut s'empêcher de ressentir ce qu'il ressent, je sais qu'il n'y a pas de choix.

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