01/11/2015

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- Admettons que je n'existe pas, qu'est-ce qui pourrait prouver ma non-existence ?
- Rien.

13 commentaires:

  1. Vous aussi, vous êtes à la recherche de Dino Egger ? ;-)
    J'ai lu également "Juste Ciel", j'ai été prise de fous rires incoercibles. Ce bouquin devrait être remboursé par la Sécu.

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    1. Est-ce que rire fait du bien, ou est-ce que c'est parce qu'on est bien, qu'on rit ?

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    2. Non, on ne rit pas nécessairement parce que l’on se sent bien, ou parce qu’on nous chatouille. Avez-vous remarqué comme le fou-rire nous cueille, de manière inattendue, dans les circonstances les plus dramatiques de notre existence ? Mais alors même que l’on est terrassé par le désespoir, quelque chose en nous se dérobe, où s’insinue le rire. Le rire est la réponse à un état de choc, une sorte de réflexe immunitaire qui nous intime de rester debout. C’est aussi une manière d’échapper à l’absurde, à l’inconcevable, ou plus simplement à l’incongruité d’une situation donnée.
      Quand vous lisez, par exemple, la « Modeste proposition » de Jonathan Swift , le rire qui nous habite n’est pas l’expression d’une jovialité bon enfant ! C’est un rire subversif, distancié, contestataire. Un rire salvateur parce que destructeur. Rien de tel que le rire pour pulvériser l’ordre établi, la bêtise, l’absurdité, le malheur aussi… Beckett n’est jamais si drôle que parce qu’il est foncièrement pessimiste, Ionesco parce que la dégradation progressive du sens coïncide avec la gradation d’une violence qui nous renvoie à notre « humanité », Flaubert parce qu’il épingle les travers et les idées reçues, Boulgakov –particulièrement dans « Les œufs fatidiques » - parce qu’il pervertit, en les exacerbant, les codes d’une logique totalitaire, jusqu’à la rendre inopérante. Et quand je disais avoir beaucoup ri à la lecture de « Juste Ciel » de Chevillard, je n’ai pas dit que ce rire était exempt d’amertume mais, oui, ça m’a fait du bien !
      Quant à « se sentir bien », je ne crois pas que cela passe nécessairement par le rire. Je me sens parfaitement bien, et pour tout dire comme chez moi, chez des auteurs comme Gustav Meyrink, Léo Perutz et Franz Kafka, qui ne sont pas réputés pour leur franche gaité.

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    3. Oui le rire peut apparaître quelles que soit les circonstances ou l'humeur ou l'état d'esprit, comme un vent de fraîcheur énigmatique en pleine canicule.

      Quant au rire moqueur et méchant, il n'est pas un rire digne de ce nom.

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    4. Aukazou s'est faite piéger en répondant à une question rhétorique. Ha ha ha !

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    5. Vous avez le rire méchant, vous, par exemple.

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  2. comme un vent de fraîcheur énigmatique en pleine canicule.
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    Heu...vous avez fait un AVC récemment ?

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    1. C'est de la poésie uruguayenne, vous pouvez pas comprendre.

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    2. Uruguayenne ? C'est donc de là que vient le caractère "stupéfiant" de vos phrases...

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    3. Vous pouvez penser que je me drogue bien que ce ne soit pas le cas.

      Vous pouvez aussi penser que je suis naturellement haut perché.

      En fait, vous pouvez penser tout ce que vous pensez à mon égard, ça résume mon idée.

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    4. Moi aussi, je vous pisse à la raie ! ;-)

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    5. Ah non, pas moi, je me permettrais pas.

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    6. Chez-nous, lorsqu'on voit le short de quelqu'un qui rentre dans la raie de ses fesses, on dit que ses fesses mordent son short.

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