22/10/2015

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Imaginez que vous n'existez pas, qu'est-ce que vous voyez ?

11 commentaires:

  1. Je vois quelqu'un que je ne connais pas qui se balade toute nue dans mon appartement et qui écoute mes disques dans mon canapé orange. Je préviens que je ne paierai pas la note de gaz.

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    1. C'est la moindre des choses d'offrir à d'autres les objets et lieux dont on avait la jouissance vivants.

      Dans sa tombe, on ne peut emporter au maximum que 2 ou 3 SMS et 1 ou 2 pin's.

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  2. Je vois. Je vois…mais attendez, c’est un peu nébuleux. C’est la paupière morte de Jean-Paul qui m’obscurcit la vue. Je change de champ focal et je reviens. Aaah, c’est beaucoup mieux. Le grand barbu en toge m’a prêté ses globes oculaires. Je vois, très distinctement cette fois, un ring de boxe, où s’affrontent un clone de Led Zep et le fils spirituel de Gollum. Sur le dossard du premier se détachent, en cyrillique, les lettres pi-lambda-alpha-tau-omega-nu ; sur celui du second, quelqu’un a tracé dans du vomi, la phrase : « J’ai la Nausée ! ». La foule, comme à son habitude, scande : « Aux chiottes, l’arbitre ! ». Un type, mal armé, jette un ptyx à la théétète de Led Zep qui, d’une torsion de ses larges épaules, l’évite de justesse. L’arbitre, un certain Martin qui boit du kirsch à la messe, en a profité pour s’esquiver « aux chiottes » avec Gollum qui, la mort dans l’âme, vient de restituer l’intégralité de son quatre heures : un castor, une racine de marronnier, un essai d’ontologie phénoménologique d’un quintal totalement indigeste.

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    1. Étonnante vision.

      Normalement, quand on imagine qu'on n'existe pas, on ne voit rien... Vous êtes sûre que c'est pas un rêve ? Paske Stéphane, Platon, Sartre sont tous morts... Je dis ça je dis rien.

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    2. Vous êtes complètement con ou quoi ? Imaginer que l'on n'existe pas, c'est poser la question de l'essence et de l'existence, ce que Platon et Sartre ont fait.
      C'était sûrement la manière la plus pertinente d'illustrer vos interrogations délirantes.

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    3. Stéphane ? La ptyx n'est évoqué que pour sa viduité...il existe sans exister...c'est un "aboli bibelot d'inanité sonore dont le néant s'honore".

      Sinon, Heidegger, vous l'avez raté ?

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    4. Non, imaginer ne pas exister, c'est ne poser aucune question, c'est n'avoir besoin d'aucune pensée passée, n'avoir besoin ni de Platon, ni de Sartre, ni d'untel ou d'untel.

      Être seul, sans outils conceptuels ou philosophiques, sans méthode, sans béquilles, sans la réflexion des autres.

      Qu'est ce que je vois quand j'imagine que je n'existe pas ?... eh bien, rien, absolument rien.

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    5. Vous êtes gentil mais moi je ne fais pas dans le bouddhisme, ni la planche à fakir. Si vous n'imaginez rien, vous ne vous interrogez pas non plus sur ce rien. Quant aux béquilles conceptuelles que vous évoquez dès que vous vous sentez acculé, je les vois plutôt comme des tuteurs qui permettent une émancipation de la pensée. On ne construit rien sur du vent, même si cela n'arrange pas vos affaires...Votre discours ressemble étonnamment à un "cache-misère" car on ne décrie jamais mieux que ce dont on se sent dépourvu...

      Bonne réflexion !

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    6. Heidegger, je l'avais raté en effet. ;-) A cause du kirsch, j'ai pensé à Martin Hirsch sans vraiment comprendre ce qu'il faisait là. ;-) Peut-être parce que vous aviez déjà un jour laissé un commentaire où vous évoquiez Martin Hirsch, à moins que ma mémoire me joue des tours..

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    7. "sans vraiment comprendre ce qu'il faisait là."
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      Et pourtant.. !! Voyez, il vous aurait peut-être fallu quelques béquilles conceptuelles. Y a comme un gros vide....;-)

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    8. Ça ne vous étonnera pas : le vide, ça me fait pas peur. ;-)

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