22/04/2014

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Longtemps, j'ai pensé que ma liberté était entre mes mains, qu'il ne pouvait y avoir liberté qu'en ma possession ; un jour, il y eut décision de la libérer.

En la libérant, je suis devenu libre.

La libération de la liberté détruisit toutes les prisons.

24 commentaires:

  1. On ne décide pas de libérer sa liberté. C'est une chance. C'est cette chance qui est décision.

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    1. En effet on ne décide pas. Il peut y avoir cette décision, mais elle n'est pas décidée par quelqu'un.

      Elle jaillit, comme jaillissent toutes les autres décisions, c'est le "moi" qui se les approprie toujours à posteriori.

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  2. La chance est d'autant plus décisive qu'on ne se croit pas maître à bord..

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    1. Quand on voit qu'il n'y a nul maître à bord, la liberté se libère...

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  3. Oui, la liberté qui était prisonnière. Vous en avez d'autres comme ça ?

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  4. L'assurance s'assure. C'est plus sûr.

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    1. Êtes-vous sûr d'être sûr ?

      - Je doute de tout.
      - Doutes-tu de douter de tout ?

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  5. Ah là vous m'avez ! Vous êtes vraiment fort. Que répondre... Vous m'enlevez les idées du cerveau. Sauf que le tutoiement est un peu précoce, après tout, nous ne nous connaissons pas. Veuillez vous excuser, s'il-vous-plaît.

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    1. Où avez-vous lu que je m'adressais à vous ? ;-)

      Vous m'avez demandé si j'en avais "d'autres comme ça", je vous en ai donné un sous forme de dialogue.

      Une sorte de koan en l'occurrence.

      Et ça sonnait mieux avec "tu". "Doutes-tu de douter de tout?" j'aime la musicalité de cette phrase.

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    2. Oui très chouettement musicale cette allitération...

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    3. Oui, merci de me rappeler le nom de la figure. On peut aussi dire que c'est une assonance.

      Une allitération mêlée à une assonance... Une allissonance ou une assotération...

      Proche du virelangue.

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  6. Et la réponse au koân est ? « Ton thé a-t-il guérit ta toux ? »

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    1. J'évoquais justement à l'instant le virelangue.

      Et on retrouve celui-là dans cette liste :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Virelangue

      "Tonton, ton thé t’a-t-il ôté ta toux ? disait la tortue au tatou.
      — Mais pas du tout, dit le tatou, je tousse tant que l’on m’entend de Tahiti à Tombouctou.
      — Oui, mon thé m’a ôté ma toux. Si ton thé t’a ôté ta toux, mon thé m’ôtera ma toux !

      Variante :
      Ton thé t’a-t-il ôté ta toux, demanda le matou tout tatoué au toutou tout tondu."

      La réponse au koan était : La seule chose dont je suis sûr c'est que je ne suis sûr que d'une seule chose.

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  7. Maître, si je doute de douter de tout, est-ce que ça signifie que je ne doute pas de douter de tout ?

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    1. Vous en doutez ?

      Quoi qu'il en soit, ne doutez pas que je ne suis le maître de personne. ;-)

      On retrouve une autre variante à la fin de la liste :

      " Ton thé t'a-t-il ôté ta toux Ô Théétète tant athée tétant de Thétis un téton tant tâté dit en tête-à-tête au tatou ton titan têtu tout tatoué (Jacques Perret Le Caporal Épinglé) "

      Sur ce, bonne nuit.

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  8. Pardon, Maître, moi je suis un mouton et vous êtes mon berger.

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    1. Je n'ai pas besoin de moutons autour de moi, je n'ai pas besoin de me sentir important.

      "1918. Pourquoi ce « Ne me croyez pas ? » parce que vous n'êtes pas un mouton."

      "2174. Ni dieux ni maîtres ni fidèles ni disciples."


      "2219. Se prendre pour un berger, c'est créer des moutons."

      "2305. Penser avec les autres, c'est penser en mouton."

      "2716. Qui a un maître n'est qu'un élève."

      "2717. Tout disciple est un mouton."

      "2718. Un maître, c'est pas très grand."

      "4695. Vouloir que l'autre soit ce qu'on veut qu'il soit ou fasse ce qu'on veut qu'il fasse, c'est en faire un suiveur, un mouton, un imitateur, un perroquet. Je ne ferai jamais de personne un suiveur, un mouton ou un perroquet.

      Je préfère avoir des tigres autour de moi, quitte à subir leurs morsures ou griffures."





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    2. Maître, vous êtes la Lumière du monde, pourquoi le nier ? Vous êtes le Messie moderne tant attendu, chacune de vos paroles est un Évangile en soi. Je ne pense qu'à vous le jour et je ne rêve que de vous la nuit. Ne me rejetez pas, Maître, ne rejetez pas les innombrables disciples qui s'abreuvent journellement au flot spirituel qui jaillit de votre bouche bénie par l'intermédiaire de ce blog unique et unifiant pour toute la communauté de vos fidèles. Je suis un voyant, et j'ai vu en vous le rayonnement infini de la sainte Lumière de votre septième chakra, couplé au feu ardent qui embrase votre coeur d'amour pour nous. Nous vous aimons, Maître, ne nous abandonnez pas !

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    3. :-) Vous êtes marrant. Merci pour le sourire.


      Vous avez évidemment raison sur toute la ligne, mais vous comprenez, il faut vraiment que je me la joue humble, mon but caché est évidemment d'avoir des disciples et des fidèles, mais pour cela il faut que je fasse semblant d'être détaché de tout orgueil et de toute vanité, sinon mon plan ne marchera pas.

      Qui d'entre vous sera le fidèle parmi les fidèles ? voilà la grande question !

      Le Maître doit quitter l'écran pour la journée. Allez dans la paix du Chri.... euh je me trompe...allez dans la paix du Cédric.

      La Maître a parlé.

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    4. Ô Maître, MERCI !

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  9. Bonne nuit, facile à dire...

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