06/02/2014

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Je n'avais pas plus le choix d'écrire cette phrase que celui de naître.

12 commentaires:

  1. vous avez été victime du "vouloir vivre" du monde, comme nous tous, on n'y peut rien mais ça "veut vivre"
    bien à vous,
    catherine

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    1. Oui, et même s'il n'y a rien à y gagner, il n'y a rien à perdre à vivre.

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    2. Est-ce un jeu ? La vie.

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    3. Non, la vie n'est pas un jeu, la vie est un je.

      Elle n'est ni un jeu, ni une compétition, des médailles pour personne à la fin, tous à égalité...

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  2. « Je n'avais pas plus le choix d'écrire cette phrase que celui de naître. »
    Là, faudrait que tu m'expliques...

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    1. C'est simple : pour moi, il n'y a pas de choix, pas de libre arbitre.

      Je n'ai pas choisi d'écrire cette phrase, elle s'est imposée à moi, je n'ai pas non plus choisi de naître, ça c'est imposé à moi.

      Je n'ai pas davantage eu le choix d'écrire la phrase en question que celui de naître... :-)

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    2. Mouais... je ne suis pas convaincu.
      Essayons de suivre cette logique :

      Si je clique pour envoyer ce message c'est que ça s'impose à moi alors ? Et si je ne clique pas c'est la même chose ? Et si j'hésite c'est aussi que ça s'impose à moi ? Tout se vaudrait, donc, quoi que je fasse, puisque je ne choisis rien.

      Je ne choisis pas de naître, ni de tuer, ni aucun de mes actes : tout est déterminé par quelque chose qui s'impose à moi. Finalement on peut supprimer la justice puisque "c'est pas faute, m'sieur, ça s'est imposé à moi !"

      Ce qui est sûr c'est que ce qui s'impose à moi c'est que je ne suis toujours pas convaincu ;)

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    3. Le fait que rien ne soit choisi n'implique pas que tout se "vaut".

      Évidemment que le meurtrier ne choisit pas d'avoir sa mentalité de meurtrier, d'avoir eu le parcours qu'il a eu dans son enfance par exemple, d'avoir eu l'éducation qu'il a eu, d'avoir eu les éventuels troubles psychiatriques qui ont fait de son cerveau un cerveau de meurtrier. Évidemment qu'il n'a rien choisi, moi, si j'avais eu le même cerveau, les mêmes expériences vécus, la même éducation, bref, si j'avais vécu tout pareil et eu le même cerveau, j'aurais agi comme il a agi, ça ne fait pas l'ombre d'un doute pour moi. Tout est déterminé, non pas par un seul facteur, mais par mille, par des millions de facteurs qui nous ont amené à être exactement qui on est maintenant. Le meurtrier n'a donc rien choisi de ce qu'il est ou de ce qu'il a fait, mais ça n'est pas une raison pour ne pas s'en protéger et en protéger la société. Le meurtrier ne peut s'empêcher de commettre un crime, le policier ne peut s'empêcher de le rechercher et de l'attraper, le juge ne peut s'empêcher de le condamner et le gardien de prison, de le garder en prison, tout fonctionne ainsi...

      Moi, je n'ai pas pu m'empêcher de t'écrire comme je t'ai écrit, mais je n'ai absolument pas l'idée de te convaincre de quoi que ce soit, je ne fais que te partager ce que je pense. ;-)

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  3. Et bien tu vois, cette fois tu m'as presque convaincu ! C'est l'exemple du meurtrier qui fait mouche, quand tu dis qu'il n'a pas choisi son parcours, son éducation, son cerveau...

    Tu rejoins là l'idée que je me fais des justiciables. Reste un aspect qui me laisse perplexe : qu'en est-il de la notion de responsabilité si nous ne choisissons pas ? Le meurtrier est-il responsable de ses actes s'il n'a pas choisi d'être ce qu'il est ? En poussant un peu on pourrait même le considérer comme victime de sa naissance, de son éducation, de son cerveau.

    Ce qui reviendrait à dire, et c'est là que je vois une limite à ton affirmation, que la notion de responsabilité et celle de culpabilité n'ont plus lieu d'être puisque personne ne choisirait rien. En gros nous serions comme les animaux, les plantes, les nuages : menés par les aléas sans pouvoir échapper à une sorte de fatalité. Nous n'agirions pas mais serions agis...

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    1. En tant qu'individu et aux yeux de la société, le meurtrier est responsable évidemment. Le fait qu'il soit en effet en quelque sorte "victime" de son passé, de son éducation, de son cerveau, n'enlève rien au fait que c'est lui qui a posé les actes qu'il a posés et qu'il a à répondre de ces actes devant ceux qui lui reprochent ces actes.

      La "société" elle-même ne choisit pas la façon dont elle voit le meurtrier, dont elle l'arrête, le juge, etc. L'évolution même de la justice et du droit depuis l'origine des sociétés humains jusqu'à aujourd'hui, n'est pas un choix non plus, pour la société. L'humanité évolue comme elle ne peut s'empêcher d'évoluer depuis des centaines de milliers d'années. Il y a évolution, mais il n'y a rien de préétabli, de prédéterminé.

      En ce sens, le mot "fatalité" ne convient pas parce que cela sous-entendrait que tout est écrit d'avance. Or c'est faux, tout est sans cesse en train de s'écrire mais rien n'est écrit à l'avance.

      Un enfant victime de maltraitance peut devenir lui-même un adulte maltraitant mais il peut aussi ne pas reproduire le même schéma. Et ça, personne ne peut le prédire à l'avance, certains enfants ne s'en sortiront pas, d'autres oui. Celui qui s'en sortira n'aura pas pu s'empêcher de s'en sortir et celui qui aura sombré à son tour dans la violence, n'aura pas pu s'empêcher d'y sombrer, il y a des milliers des facteurs qui jouent.

      A mon sens, c'est très simple : nous sommes des animaux, évolués certes, ayant créé un tas de choses, mais la base est bien animale.

      Concernant le libre arbitre, je te conseille cet exposé de Sam Harris, mais c'est en anglais :

      http://www.youtube.com/watch?v=pCofmZlC72g

      Je suis parfaitement en accord avec le fond de ce qu'il exprime : le libre arbitre est une illusion. :-)

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  4. Merci d'avoir pris le temps d'expliquer ton point de vue. Je vais laisser décanter et observer comment ça agit en moi.

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    1. Je n'y suis pour rien, je n'ai fait qu'écrire ce que je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire. ;-)

      Et, oui, à toi de voir par toi-même, au fond, ce que j'écris, ce ne sont pas "mes" mots, "mes" réflexions, mais ce sont des mots, des réflexions, à toi de voir si ces mots sonnent juste ou pas.

      Je ne cherche pas à instiller des mots dans les cerveaux des autres. Chaque cerveau a à penser par lui-même... :-)

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