20/01/2014

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Être soi ne demande aucun effort.

10 commentaires:

  1. Aucun effort mais beaucoup d'énergie.

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    1. Disons que les efforts du mental empêchent l'énergie du corps de s'exprimer, de se déployer.

      Le mental épuise le corps.

      "soi" est énergie.

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  2. Être soi ne demande aucune effort... mais aller vers soi (ou à la rencontre de soi) peut en demander beaucoup.

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    1. Aller vers soi ne demande aucun effort non plus. Il n'y a effort que lorsque qu'on va vers ce qu'on n'est pas, quand on s'invente une image à laquelle on veut ressembler ou quand on est attaché à un modèle extérieur qu'on veut suivre...

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    2. "Aller vers soi ne demande aucun effort". Certes. Encore faut-il se débarrasser de tout ce qui accable notre regard et cette essentielle lucidité qui nous fait prendre conscience justement que c'est rentrer dans le moule obligé et destructeur qui nous épuise et au bout, nous tue.

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    3. Oui, mais "se débarrasser de tout ce qui nous accable", ne sera jamais le fruit d'un effort, c'est le fruit d'une lucidité foudroyante, d'une compréhension immédiate, d'un éclair intérieur sans cause...

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  3. Je suis d'accord : il y a effort lorsqu'on va vers ce qu'on est pas... d'où le "vers soi", qu'on pourrait aussi appeler "idéal de soi", ou "représentation de soi", ou "désir de soi". On peut considérer que c'est une "invention d'image", ou une "projection de soi", peut-être... il n'empêche que cette représentation est nécessaire si l'on veut aller dans une direction qui, quelles qu'en soient les raisons, nous paraît être la nôtre. Si l'on se contente d'être soi sans projet, sans désir, je crains qu'on en soit réduit à se laisser flotter comme un bouchon sur l'eau (et on peut effectivement voir les choses ainsi, ce qui nous rapprocherait du principe du *destin*)
    Pour ma part j'aime à *croire* que je me choisis une façon d'être et, pour cela, je suis prêt à faire des efforts pour parvenir à cette "image". Certes elle est en partie inspirée par le monde extérieur, puisque depuis ma naissance (voire avant...) j'interagis avec lui et inversement, mais là encore j'aime à *croire* que dans la diversité des modèles qui me sont offerts je dispose d'une certaine liberté de choix, dont certains me demandent un certain effort.

    On pourrait tout aussi bien dire que puisque j'ai envie d'aller vers cela il ne s'agit pas d'effort et puisque j'y vais c'est que je suis (des verbes "être" et "suivre"...) moi.

    Oui on peut le dire. Simple question de point de vue :)
    Mais je crains qu'il ne s'agisse là que de jeux sémantiques (assez amusants, au demeurant).

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    1. Pour moi, c'est simple : le libre arbitre n'existe pas. On ne décide d'aucun de ses choix. On choisit ce qu'on ne peut pas s'empêcher de choisir selon le contexte, la situation, notre personnalité, notre éducation, notre passé, nos expériences, etc. On ne fait qu'écouter ce qui se manifeste en soi, on ne choisit aucune de ses pensées. On ne choisit pas non plus la pensée : "il faut que je devienne comme ceci, ou comme cela" ou "il faut que je m'améliore" etc...

      J'aime le résumer ainsi : On est ce qu'on ne peut s'empêcher d'être. C'est ainsi pour tout le monde : l'acteur, l'homme politique, le boulanger, le voisin, etc. et aussi le criminel. ( Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas le mettre en prison pour se protéger de sa dangerosité. )

      C'est ainsi partout sur Terre pour tous les hommes depuis le début de l'humanité, c'est aussi ainsi pour tous les animaux : chaque être est ce qu'il ne peut s'empêcher d'être...

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