Pourquoi faudrait-il avoir besoin des autres ? Je dirais que non, les autres ne sont pas un besoin, disons qu'ils sont un "plus", un "bonus"...
Je ne réduis pas l'autre à un besoin, je ne donne pas à l'"autre" une fonction ou un rôle, je le laisse libre. Je ne me sers pas des autres. Avoir besoin des autres, ce serait s'en servir.
Je ne me sers pas des autres êtres humains. Je les regarde, je leur parle mais je ne leur demande rien.
En tout cas, dans tous les domaines autre que "pratiques"...
Si j'ai besoin de quelqu'un pour bouger un meuble que je ne saurais bouger seul, alors j'ai besoin de celui qui m'aide, je me sers de cette personne pour bouger le meuble. A part tous ces aspects pratiques, non, je n'ai pas besoin des autres. :-)
Moi j'ai besoin des autres comme on a besoin du soleil. Je ne me sers pas du soleil, je l'aime pour sa lumière, pour sa chaleur, pour sa caresse sur ma peau. Avoir besoin ne veut pas forcément dire se servir de.
La plupart des humains refusent de se l'avouer, en effet ! :-)
Et la plupart des relations humaines sont basé sur ça, les humains se servent l'un de l'autre. Je ne vois d'ailleurs aucun mal à ça, quand c'est clairement dit et que ça satisfait les deux parties en relation.
Je ne suis pas sûre que ça satisfasse à un niveau égal les "deux parties en relation"... Il y a toujours un décalage. Après, c'est à chacun de déterminer quelles sont ses limites et ce qu'il peut accepter/supporter.
C'est vrai tout le monde a des "curseurs de satisfaction" placés à différents niveaux. De ce point de vue-là on peut dire qu'il y a toujours décalage en effet, même minime.
Mais quand il y a une véritable insatisfaction de la relation vécue, alors il y a dispute ou mal-être ou malaise.
L'essentiel est que les deux parties en relation expriment clairement ce qu'elles veulent de l'autre et ce qu'elles sont prêtes à donner à l'autre ou pas. Et ça, ça ne peut se faire qu'avec des mots, important de dire à quoi on veut que l'autre nous serve et d'écouter ce que l'autre veut ou non donner.
Cela suppose une confiance entière et une perte de ses propres inhibitions face à l'autre.
Et quand ce que l'on attend de l'autre est aux antipodes de ce que l'autre veut bien donner, la relation s'effrite, les inhibitions se renforcent et la confiance s'amenuise.
Difficile à rattraper... pas insurmontable mais difficile.
Oui, l'ego est partout, toujours là, embusqué dans la moindre parole.
Pourquoi faudrait-il "rattraper une relation" ? Laisser la relation être ce qu'elle est, sans la juger, même quand elle devient une "relation d'éloignement"...
mais tu as raison: pourquoi faudrait-il rattraper ce décalage?
pour moi, "relation" et "éloignement" ne vont pas vraiment ensemble. Mais après, tout dépend de ce que l'on entend par "relation". Si toutes les personnes avec lesquelles j'ai échangé au cours de ma vie sont des "relations" alors j'en ai bien plus ce que j'imaginais ^^
oui une relation... mais quant à la qualité de la relation, c'est autre chose. je préfère avoir quelques relations de bonne qualité, qu'une multitude de mauvaises qualités (indifférence, éloignement, mépris...)
Une relation de mauvaise qualité ne concerne que ce qu'on ressent soi envers quelqu'un. Si on ressent soi-même du mépris pour quelqu'un, là c'est une relation de mauvaise qualité.
Mais être l'objet de mépris ou d'indifférence, n'est pas, à mon sens, une relation de mauvaise qualité. Car on ne peut pas contrôler ce que les autres ressentent et pensent à propos de soi. Qu'on ne "m'aiment pas" ne m'influence d'aucune manière négativement.
On peut me détester, je ne considère pas cela comme une relation de mauvaise qualité.
A noter encore que "éloignement" ou "silence", ne veut pas dire mauvaise qualité et n'est pas synonyme de "mépris".
La qualité ne dépend pas de la quantité de mots échangés ou de moments passés ensemble.
C'est essentiellement ceux qui ne me connaissent pas et ne me connaitront jamais, soit environ 7,123 milliards d'individus, que je garde une excellente relation. En revanche, je crains pour le 7,124 milliardième.
As-tu besoin des autres tout court? (secrètement j'espère que oui...)
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SupprimerPourquoi faudrait-il avoir besoin des autres ? Je dirais que non, les autres ne sont pas un besoin, disons qu'ils sont un "plus", un "bonus"...
Je ne réduis pas l'autre à un besoin, je ne donne pas à l'"autre" une fonction ou un rôle, je le laisse libre. Je ne me sers pas des autres. Avoir besoin des autres, ce serait s'en servir.
Je ne me sers pas des autres êtres humains. Je les regarde, je leur parle mais je ne leur demande rien.
En tout cas, dans tous les domaines autre que "pratiques"...
Si j'ai besoin de quelqu'un pour bouger un meuble que je ne saurais bouger seul, alors j'ai besoin de celui qui m'aide, je me sers de cette personne pour bouger le meuble. A part tous ces aspects pratiques, non, je n'ai pas besoin des autres. :-)
Moi j'ai besoin des autres comme on a besoin du soleil. Je ne me sers pas du soleil, je l'aime pour sa lumière, pour sa chaleur, pour sa caresse sur ma peau.
RépondreSupprimerAvoir besoin ne veut pas forcément dire se servir de.
SupprimerEn réalité peu importent les mots qu'on pose sur tout ça.
"besoin" "nécessité" "se servir" "prendre du plaisir". On fait les choses comme on les fait.
Je n'ai pas besoin de mettre des mots sur les choses. ;-)
Parfois on se sert des autres même si on refuse de se l'avouer :-)
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SupprimerLa plupart des humains refusent de se l'avouer, en effet ! :-)
Et la plupart des relations humaines sont basé sur ça, les humains se servent l'un de l'autre. Je ne vois d'ailleurs aucun mal à ça, quand c'est clairement dit et que ça satisfait les deux parties en relation.
Je ne suis pas sûre que ça satisfasse à un niveau égal les "deux parties en relation"... Il y a toujours un décalage.
SupprimerAprès, c'est à chacun de déterminer quelles sont ses limites et ce qu'il peut accepter/supporter.
C'est vrai tout le monde a des "curseurs de satisfaction" placés à différents niveaux. De ce point de vue-là on peut dire qu'il y a toujours décalage en effet, même minime.
SupprimerMais quand il y a une véritable insatisfaction de la relation vécue, alors il y a dispute ou mal-être ou malaise.
L'essentiel est que les deux parties en relation expriment clairement ce qu'elles veulent de l'autre et ce qu'elles sont prêtes à donner à l'autre ou pas. Et ça, ça ne peut se faire qu'avec des mots, important de dire à quoi on veut que l'autre nous serve et d'écouter ce que l'autre veut ou non donner.
Cela suppose une confiance entière et une perte de ses propres inhibitions face à l'autre.
SupprimerEt quand ce que l'on attend de l'autre est aux antipodes de ce que l'autre veut bien donner, la relation s'effrite, les inhibitions se renforcent et la confiance s'amenuise.
Difficile à rattraper... pas insurmontable mais difficile.
nous avons déjà eu cette discussion tous les deux, et ça ne t'étonnera pas si je conclue en disant que tout est question d'égo :-P
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SupprimerOui, l'ego est partout, toujours là, embusqué dans la moindre parole.
Pourquoi faudrait-il "rattraper une relation" ? Laisser la relation être ce qu'elle est, sans la juger, même quand elle devient une "relation d'éloignement"...
rattraper le décalage en fait :-)
Supprimermais tu as raison: pourquoi faudrait-il rattraper ce décalage?
pour moi, "relation" et "éloignement" ne vont pas vraiment ensemble. Mais après, tout dépend de ce que l'on entend par "relation".
Si toutes les personnes avec lesquelles j'ai échangé au cours de ma vie sont des "relations" alors j'en ai bien plus ce que j'imaginais ^^
SupprimerOui pour moi c'est ça une relation. Les relations ne s'achèvent jamais.
Une relation se termine toujours par des points de suspension...
Même si on ne parle plus à quelqu'un pendant dix ans, la relation a toujours continué durant ces dix ans.
oui une relation... mais quant à la qualité de la relation, c'est autre chose.
Supprimerje préfère avoir quelques relations de bonne qualité, qu'une multitude de mauvaises qualités (indifférence, éloignement, mépris...)
SupprimerUne relation de mauvaise qualité ne concerne que ce qu'on ressent soi envers quelqu'un. Si on ressent soi-même du mépris pour quelqu'un, là c'est une relation de mauvaise qualité.
Mais être l'objet de mépris ou d'indifférence, n'est pas, à mon sens, une relation de mauvaise qualité. Car on ne peut pas contrôler ce que les autres ressentent et pensent à propos de soi. Qu'on ne "m'aiment pas" ne m'influence d'aucune manière négativement.
On peut me détester, je ne considère pas cela comme une relation de mauvaise qualité.
A noter encore que "éloignement" ou "silence", ne veut pas dire mauvaise qualité et n'est pas synonyme de "mépris".
La qualité ne dépend pas de la quantité de mots échangés ou de moments passés ensemble.
Par exemple moi, j'ai une relation de très bonne qualité avec Brad Pitt... ;-)
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Supprimer:-))
Moi, j'ai une relation de très bonne qualité avec tous les gens que je ne connais pas ! Et même avec tous les gens que je connais ou ai connu ! :-)
RépondreSupprimerC'est essentiellement ceux qui ne me connaissent pas et ne me connaitront jamais, soit environ 7,123 milliards d'individus, que je garde une excellente relation. En revanche, je crains pour le 7,124 milliardième.